La saisie de données sur le bout des pouces

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EcosseLa saisie de données sur le bout des pouces

Des chercheurs ont mis au point un clavier pour les écrans tactiles portables qui permet de taper, selon eux, les mots 34% plus vite que sur un clavier traditionnel.

Une équipe de l'Université de St-Andrews a étudié les mouvements du pouce et développé des «techniques d'optimisation informatique» pour déterminer où les lettres devraient apparaître sur le clavier.

«L'héritage laissé par les claviers Qwerty (Azerty pour les claviers francophones) a piégé les utilisateurs avec des interfaces pour la saisie de texte peu appropriées pour les appareils mobiles», a déclaré au Telegraph le Dr. Per Ola Kristensson.

Les chercheurs ont ainsi développé un clavier baptisé KALQ qu'ils affirment 34% plus rapide pour la saisie de textes. Il est conçu pour taper avec l'aide des deux pouces, tout en limitant au maximum les séquences à taper.

«La clé pour l'optimisation d'un clavier fonctionnant avec deux pouces est de minimiser les séquences longues de saisie qui n'impliquent qu'un seul pouce. C'est aussi important de placer les lettres fréquemment utilisées au centre, proches l'une de l'autre», explique le Dr. Antti Oulasvirta de l'Institut d'informatique allemand Max Planck qui ont collaboré à la recherche.

37 mots à la minute

Conformément aux techniques d'optimisation appliquées, les chercheurs ont par exemple affecté au pouce droit les voyelles. Pouvant être utilisée comme une voyelle ou une consonne, la lettre Y a été affectée au pouce gauche. Aidé par un algorithme de correction d'erreurs, les utilisateurs de KALQ formés ont pu atteindre un rythme de 37 mots par minute, un taux record selon les scientifiques pour une saisie faite sur un écran tactile.

Dans un premier temps, KALQ sera proposé gratuitement sous forme d'application Android. Par contre, le système ne sera pas disponible pour les iPhone ou iPad, Apple ne permettant pas à des parties tierces de modifier le clavier iOS.

Le clavier QWERTY a été développé dans les années 1870 et a été popularisé sur les machines à écrire Remington. De nombreuses alternatives ont été développées depuis. Aucun challenger n'a cependant encore réussi à enterrer le clavier QWERTY. Mais de nouveaux systèmes comme Swype ou SwiftKey (saisie de textes automatisée en reliant des mots) ou Snapkeys (un groupe de trois touches automatisée selon le contexte de chaque côté de l'écran) prouvent que l'avenir des claviers QWERTY n'est plus garanti sur les terminaux Android.

(laf)

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