«A Balélec, l'alcool n'est pas un souci»

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Lausanne«A Balélec, l'alcool n'est pas un souci»

Le festival Balélec a affiché complet, le vendredi 9 mai 2014. Ils étaient plus de 15'000 sur le site de l'EPFL. Un défi pour la sécurité.

Julien Delafontaine
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Julien Delafontaine

Le plus grand festival estudiantin d'Europe a vécu une nouvelle édition, la 34e, sans le moindre pépin. Pourtant, la manifestation a la réputation d'être une immense beuverie. Et qui dit alcool dit souvent problèmes.

Rencontré durant la soirée, Kilian Cochet, responsable de la sécurité, ne s'étonnait pas du bon déroulement de l'événement. «Contrairement aux préjugés, les gens ne boivent pas plus de coups ici qu'ailleurs, a-t-il estimé. D'ailleurs, l'alcool n'est pas mon principal souci. Pour preuve, en 2013, nous n'avons eu aucun transfert à organiser vers l'hôpital pour consommation abusive de boissons.»

Alors, quelle est l'inquiétude première du jeune homme de 23 ans et de ses équipes? «Le flux des personnes. Les festivaliers arrivent et repartent presque tous en même temps. Ce sont des périodes critiques durant lesquelles des anicroches peuvent survenir facilement. C'est pire quand il pleut. Heureusement, aujourd'hui, on a de la chance avec la météo.»

Kilian Cochet ne cache pas qu'il collabore aussi avec des services de sécurité issus d'autres festivals. «On a besoin d'aides extérieures sur certains postes clés», explique-t-il, sans préciser lesquels. Sur place, on a en tout cas pu remarquer des membres de Paléo postés devant la Grande Scène. Leur mission: superviser, depuis la fosse, les personnes responsables de l'évacuation des festivaliers en détresse. C'est évidemment durant l'énergique concert electro de The Bloody Beetroots qu'ils ont eu le plus de travail.

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