BerneLe bracelet électronique au Gurten: l'échec
Le système de porte-monnaie «cashless» est tombé en rade, jeudi, à l'ouverture de l'open air. Des spectateurs se retrouvent sans un sou.

Les festivaliers ont pris d'assaut les bancomats alentours.
Le festival qui se tient ce week-end sur une colline qui surplombe la capitale a démarré jeudi avec un bug d'envergure. Annoncé en grande pompe, le nouveau système de paiement électronique sans espèces ne fonctionne pas. La nouvelle a été communiquée dans l'après-midi par haut-parleurs à l'entrée du festival: «Nous appelons toutes ceux qui se trouvent encore en plaine ou à la maison d'emporter suffisamment d'argent avec eux.»
Le bracelet muni d'une puce électronique fera défaut pendant toute la durée de l'événement, a indiqué le boss du Gurten, Philippe Cornu. Il faudra donc payer cash boissons, accessoires et repas. L'origine du problème n'était pas connue, jeudi.
Plusieurs témoins ont affirmé que des centaines de festivaliers sont redescendus en ville pour retirer de l'argent. De longues files d'attente se sont formées devant les bancomats les plus proches. «Nous avons été informés du bug par les organisateurs, mais nous ne sommes pas prêts à faire face à cette masse de personnes», a avoué un porte-parole de la Banque Cantonale Bernoise. Selon lui, les pièces de monnaie risquent de se faire rares. En revanche, les stocks de billets devraient être suffisants. La Poste a affirmé avoir pris des dispositions. Les personnes qui ont déjà crédité leur bracelet seront remboursées, assure le festival.
Le Gurten est le deuxième open air de Suisse à miser sur ce système, après celui de Saint-Gall, où aucun problème n'avait été signalé.
(ofu/jbm/ats)
Tous en rogne
«Je suis hors de moi. On nous avait dit de ne pas venir avec du cash. Maintenant, je dois aller retirer des sous au distributeur», sénerve Milan Flury, de Berne. Lisa avait également pris ses précautions en chargeant son bracelet avec toutes ses économies. «Je me retrouve à sec», peste-t-elle. Dautres festivaliers craignent de ne pas se faire rembourser. «Jai peur que largent chargé sur le bracelet ne soit à jamais perdu», sinquiète Touriah. Les bancomats et les postomats seront régulièrement approvisionnés, assurent les établissements financiers.