Alerte au virus Ebola: ce serait en fait une gastro

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AllemagneAlerte au virus Ebola: ce serait en fait une gastro

Une femme de 30 ans était suspectée d'avoir contracté le virus Ebola, à Berlin, en Allemagne. En réalité, il n'en serait rien.

ale/mst/ofu
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Une agence pour l'emploi de Berlin a été fermée mardi après qu'un femme originaire d'Afrique de l'ouest y eu perdu connaissance, mais l'hôpital a dit soupçonner une gastro-entérite et non le virus d'Ebola.

Présentant «une forte fièvre» et des «problèmes de circulation» évoquant une «maladie infectieuse», la patiente a été transportée à l'hôpital de la Charité, a précisé Rolf Erbe, un porte-parole des pompiers.

«La patiente a été isolée dans l'ambulance et l'équipe a pris des mesures de protection» jusqu'à l'admission au service d'infectiologie, sous la supervision d'un médecin urgentiste, a poursuivi M. Erbe.

Mais selon un communiqué de l'hôpital de la Charité en milieu d'après-midi, les médecins «ne concluent pas pour l'heure à l'infection par le virus Ebola, et penchent beaucoup plus pour une gastro-entérite».

«Pour écarter formellement le risque d'Ebola, une analyse de sang sera évidemment réalisée», précise l'hôpital.

Selon le tabloïd Bild, la femme est originaire du Nigeria et dit avoir été en contact avec des personnes contaminées par Ebola. Mais d'après la Charité, elle ne se trouvait «pas dans une région affectée» par l'épidémie.

L'agence pour l'emploi où s'est produit le malaise, dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg, a été fermée pour le reste de la journée, mais les employés et les usagers qui s'y trouvaient ont pu en repartir.

Plusieurs personnes, qui avaient été directement en contact avec la patiente, devaient passer des tests de dépistage à l'hôpital.

L'Allemagne a connu plusieurs cas suspects depuis le début de l'épidémie de cette fièvre hémorragique, qui a déjà fait 1.229 morts en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé.

Au moment des précédentes alertes, à Francfort (centre) et à Hambourg (nord-ouest), la suspicion d'Ebola avait finalement été écartée.

Signes encourageants au Nigeria et en Guinée

L'OMS a fait état mardi de «signes encourageants» dans la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola au Nigeria et en Guinée. Au Nigeria, une seule chaîne de transmission à partir du malade initial a été identifiée, a précisé l'agence de l'ONU.

«La situation à Lagos, la capitale du Nigeria, où le premier cas importé a été signalé en juillet, est rassurante. Jusqu'ici, les 12 cas confirmés dans la ville font tous partie de la même chaîne de transmission», a affirmé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué publié à Genève. «Les efforts de surveillance autorisent un optimisme prudent quant au fait que la propagation du virus au Nigeria peut être stoppée», a ajouté l'agence de l'ONU. La période d'incubation de 21 jours du premier malade décédé est maintenant passée.

Les malades en fuite ont été retrouvés

Dix-sept malades d'Ebola, échappés d'un centre d'isolement à Monrovia qui avait été attaqué pendant le week-end, ont été retrouvés, a affirmé mardi le ministre libérien de l'Information, Lewis Brown. «Les dix-sept patients qui ont fui le centre pour malades d'Ebola ont tous été retrouvés. Ils se sont rendus à pied d'eux-mêmes à l'hôpital JFK», le principal établissement du pays, a déclaré le ministre à l'AFP. Il a ajouté que six professionnels de santé infectés par la maladie réagissaient positivement à un sérum expérimental américain.

Transmission du virus

Contrairement à la grippe ou à d'autres maladies, le virus Ebola ne se transmet pas par l'air. Il faut un contact direct par l'intermédiaire des fluides corporels.

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