Deux cadres de la police accusés d'abus

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LucerneDeux cadres de la police accusés d'abus

Deux cadres sont soupçonnés de violences et de contraintes sexuelles envers une jeune femme. Une enquête administrative a été ouverte dans le canton.

Un cadre de la police lucernoise soupçonné d'avoir battu son amie en 2010 a malgré tout été promu 14 mois plus tard. Un autre aurait abusé sexuellement d'une collaboratrice. La conseillère d'Etat en charge de la justice a décidé d'ouvrir une enquête administrative.

La conseillère d'Etat Yvonne Schärli est arrivée à la conclusion que, pour restaurer la confiance dans la police et sa crédibilité, il fallait ouvrir une nouvelle enquête administrative, a indiqué la direction de la justice jeudi soir. La conseillère d'Etat prend elle-même la direction, mais elle va nommer une personne externe et hors du canton pour mener l'enquête.

En outre, Mme Schärli a décidé de suspendre le collaborateur qui est soupçonné d'avoir battu son amie. Jeudi matin déjà, la direction de la justice avait réagi concernant cette affaire et signalé son ouverture à l'idée d'une enquête.

Dans la première affaire, comme la victime n'a pas déposé plainte, seule une enquête administrative a été conduite, avait expliqué mercredi la ministre lucernoise de la justice Yvonne Schärli dans une interview à l'émission «Rundschau» de la télévision alémanique SRF. Celle-ci a conclu qu'une procédure disciplinaire n'était pas nécessaire.

Dans le second cas, Mme Schärli a demandé le transfert du cadre incriminé. Ce dernier et sa victime ont trouvé un accord sous forme de transaction. L'enquête administrative est quant à elle encore en cours. L'homme est en congé maladie.

La direction de la police va une nouvelle fois examiner les deux cas, a confirmé le commandant Beat Hensler jeudi matin à l'ats. Il ne sait toutefois pas encore si la démarche aura des conséquences pour les personnes incriminées ou si elle ne servira qu'à tirer des leçons.

Dans un communiqué, la conseillère d'Etat a réaffirmé sa confiance envers M. Hensler. Par ailleurs, tous deux se disent ouverts à une commission d'enquête parlementaire. (ats)

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