Des élus se traitent de «connard» et de «pétasse»

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Ville de GenèveDes élus se traitent de «connard» et de «pétasse»

Le Conseil municipal de la Ville de Genève a de nouveau été mercredi soir le théâtre d'échanges verbaux en-dessous de tout. Les deux protagonistes, un socialiste et un MCG, se sont ensuite excusés.

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Les conseillers municipaux Pascal Holenweg (PS), à gauche, et le conseiller municipal Carlos Medeiros (MCG).

Les conseillers municipaux Pascal Holenweg (PS), à gauche, et le conseiller municipal Carlos Medeiros (MCG).

Des insultes ont été prononcées, a indiqué vendredi à l'ats Jean-Charles Rielle, président du Conseil municipal de la Ville de Genève, revenant sur une information de la «Tribune de Genève». Il précise que l'incident est clos étant donné que les deux conseillers municipaux ont présenté des excuses. L'altercation verbale a été filmée. (Séance du mercredi 21 novembre à 20h30; à partir de la minute 112').

Le conseiller municipal MCG Carlos Medeiros reconnaît pour sa part avoir traité de «trou du cul» l'élu socialiste Pascal Holenweg. Le conseiller municipal s'est également fendu d'un «pétasse». Il affirme regretter ces propos déplacés. Carlos Medeiros explique avoir répondu à une provocation de Pascal Holenweg qui l'a traité de «connard» hors micro.

Invectives assez fréquentes

Pascal Holenweg, de son côté, ne dément pas les faits. Son seul regret est d'avoir provoqué du retard dans l'ordre du jour du Conseil municipal, la séance ayant été interrompue un petit moment. Selon le socialiste, les invectives entre élus sont assez fréquentes et impliquent bien souvent des représentants du MCG.

Cette dispute a éclaté alors que le Conseil municipal débattait de la possibilité pour les auteurs d'une pétition de la retirer. La séance été interrompue. Elle a repris avec les excuses des deux hommes.

Ces échanges ne sont pas acceptables, relève Jean-Charles Rielle. Il compte sur des modifications du règlement du Conseil municipal qui sont à l'étude pour renforcer l'arsenal des sanctions en cas de dérapage. Ces changements ont été initiés après une séance de septembre qui avait donné lieu à des débats très agités mais complètement stériles.

(hdc/tpi/ats)

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