SécuritéFriture sur la ligne entre Genève et Paris
Depuis peu, la France refuserait de livrer des informations sur les antécédents judiciaires de frontaliers appelés à travailler sur des sites sensibles, comme Cointrin.
Deux cents résidents français ont été récemment embauchés pour travailler sur la plateforme de Genève Aéroport. Mais ils ne peuvent pas prendre leurs fonctions. Le problème: alors que leurs tâches imposent de pouvoir accéder à des zones sensibles de Cointrin et que les autorités du bout du lac veulent donc s'assurer de leur probité, Paris refuse de livrer les informations sur leurs antécédents judiciaires, annonce la «Tribune de Genève».
«L'origine du problème est floue», écrit le quotidien ce vendredi, mais remonte à avril dernier, moment à partir duquel la liaison entre Genève et Paris a commencé à se brouiller. Aucun des acteurs concernés n'a souhaité préciser les raisons du malaise. Seule certitude, il inquiète. Berne s'active ainsi pour rétablir la communication. «Il y a eu des échanges entre Simonetta Sommaruga et Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur, au sujet de la collaboration entre les autorités suisses et françaises», confirme sobrement le porte-parole de la cheffe du Département fédéral de justice et police.
Selon la «Tribune», Paris n'aurait peut-être pas apprécié l'usage que Genève aurait fait d'informations livrées fin 2015. En décembre, 35 titulaires de la carte d'identité aéroportuaire, qui permet notamment d'accéder aux avions stationnés à Cointrin, s'étaient vu retirer le sésame par les autorités du bout du lac. Décision prise à la suite de renseignements reçus de France.
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