Les loyers fondent grâce à la commune

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Onex (GE)Les loyers fondent grâce à la commune

Fait rarissime: vingt-quatre locataires d'un immeuble d'une fondation municipale viennent de bénéficier d'une baisse de loyer de 20%.

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Le chemin des Pampres à Onex.

Le chemin des Pampres à Onex.

La commune d'Onex vient d'octroyer une diminution de loyer de 20% à vingt-quatre de ses résidents. Situés au chemin des Pampres, ces habitants sont domiciliés dans des édifices gérés par la Fondation des immeubles de la Ville d'Onex (Fivo).

«J'ai toujours pensé que ces loyers étaient trop élevés, explique la conseillère administrative socialiste Carole-Anne Kast à la «Tribune de Genève». Le contrôle des loyers arrivant à échéance, j'ai entrepris de calculer le rendement de ces immeubles.»

Une politique rentable, pour l'Exécutif

Ceux-ci ont été construits il y a dix ans en zone de développement, donc soumis à des loyers contrôlés pendant une décennie. Cette période arrivant à son terme, la Municipalité a donc pu revoir les prix. La loi indique que le rendement admissible doit s'élever à 0,5% au-dessus du taux hypothécaire qui est de 2% aujourd'hui. Après d'âpres calculs, la magistrate est donc arrivée à une baisse de 22%.

«Aujourd'hui, les directives autorisent un rendement de 6% sur les fonds propres alors que les taux hypothécaires sont à 2%. C'est trop, juge celle qui vient d'être élue à la tête des socialistes genevois. L'Etat autorise de ce fait des loyers maximums qui sont abusifs du point de vue du Code des obligations.» Et selon Carole-Anne Kast, les immeubles de la Fivo restent rentables - ils rapporteraient 100 000 fr. par an - malgré la baisse de prix.

L'Etat est perplexe

Le Canton, lui, précise d'abord que les loyers fixés «sont des maximums». «Les rendements que nous autorisons tiennent compte des contraintes que nous imposons aux promoteurs durant la durée du contrôle», indique le directeur de l'Office du logement, Michel Buergisser. Le but affiché par l'Etat est aussi de rendre attractive la construction de logements. «Je ne pense pas que les caisses de pension, par exemple, se satisferaient d'un rendement de 2,5%», estime-t-il.

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