GenèveLoi sur la police: le MCG lance un référendum
Le Mouvement citoyens genevois (MCG) a confirmé vendredi le lancement d'un référendum contre la loi sur la police adoptée il y a dix jours par le Grand Conseil.
Le bureau directeur du MCG a validé le lancement du référendum, a précisé le parti dans un communiqué. Les référendaires devront récolter 7295 signatures (3% du nombre d'électeurs du canton) pour faire aboutir leur référendum. Le parti estime que «cette loi n'a pas sa place» dans la législation.
Pour le MCG, cette nouvelle loi qui réorganise la police n'améliorera pas le fonctionnement de l'institution, ni la sécurité de la population. La réforme envisagée est à ses yeux «extrêmement» coûteuse et bureaucratique.
La loi restructure la police genevoise en profondeur. Les trois services actuels que sont la gendarmerie, la police judiciaire et la police de sécurité internationale, sont redécoupés en cinq missions: police judiciaire, police secours, police de proximité, police internationale et police routière.
La nouvelle loi supprime l'avancement en grade en fonction de l'ancienneté, afin de favoriser les compétences. Elle rend obligatoire le port de l'uniforme ainsi que celui du matricule et pourraient autoriser les agents à mener des recherches préventives, si le Tribunal fédéral donne son feu vert à cette dernière mesure.
Le DSE déplore
Le département de la sécurité et de l'économie (DSE) a pris acte du lancement du référendum par le MCG et les comités des syndicats de la police. Il regrette cette démarche, car il estime qu'aujourd'hui la police a besoin de la stabilité que lui apportera la nouvelle loi votée par une large majorité du Grand Conseil.
A ses yeux, la réforme, loin d'être coûteuse comme l'affirment le MCG et les syndicats, permettra d'améliorer l'efficience de la police et de décharger les policiers des tâches administratives auxquelles ils sont aujourd'hui astreints.
La campagne référendaire qui s'annonce va conduire les autorités à rendre très transparentes les conditions salariales des policiers puisque c'est leur supposée suppression qui justifie le référendum, a averti la porte-parole du DSE Emmanuelle Lo Verso. (ats)