GenèveMCG invité à ne pas casser du frontalier sur les trams
Face à la fronde des chauffeurs français, le parti a suivi les conseils des TPG. Sur les véhicules, son slogan sera politiquement correct.

D'ici septembre, 25 véhicules des TPG grimés aux couleurs du parti circuleront dans tout le canton.
Ils ne représentent qu'un tiers de l'ensemble des conducteurs des Transports publics genevois (TPG), mais les chauffeurs français résidents au-delà de la frontière semblent peser lourd dans les décisions de l'entreprise.
Levée de bouclier en 2009
Le 26 février, le Mouvement citoyens genevois (MCG) fait une demande pour pouvoir poser des placards électoraux sur plusieurs véhicules TPG. La régie publicitaire de la société entre en matière avec toutefois un souhait particulier. «On nous a gentiment demandé de ne pas utiliser le mot «frontaliers» suite à la campagne de 2009, explique le président du parti Roger Golay. Par gain de paix et de temps, nous avons accepté.»
Il y a quatre ans en effet, les conducteurs hexagonaux des TPG s'étaient plaints à leur hiérarchie du slogan «Frontaliers assez» utilisé à l'époque par le MCG.
De la «préférence cantonale»
«Mon collaborateur leur a effectivement rappelé ce précédent, indique Jean-Claude Schmalz, directeur de TPG Publicité. Mais il leur a donné un simple conseil sans préjuger de ce qu'allait décider la commission d'approbation.»
Car c'est cette dernière qui donne l'aval final à la pose ou non d'affiches sur les véhicules. Dans ce cas précis, elle a accepté d'apposer sur deux trolleybus et deux trams cet été le terme plus politiquement correct de «préférence cantonale».
«Ils n'ont pas à s'immiscer dans la politique»
«Nous avons été pragmatiques dans cette histoire, relève Roger Golay. Mais les chauffeurs n'ont pas à s'immiscer dans les affaires politiques du canton.»