«Seuls les chastes pourront me toucher»

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Fusillade à Rio«Seuls les chastes pourront me toucher»

L'auteur de la fusillade dans une école de la banlieue de Rio avait écrit une lettre contenant des messages religieux avant de se donner la mort.

L'auteur de la fusillade dans une école de la banlieue de Rio, qui s'est donné la mort après avoir tué douze écoliers, a laissé une lettre contenant des messages religieux où il demande que les «impurs» évitent de toucher son corps, selon la police. Cette tragédie est sans précédent au Brésil. La présidente brésilienne Dilma Rousseff s'est déclarée «choquée et consternée». Dans une brève allocution télévisée, elle a déploré que «des enfants innocents aient perdu leur vie et leur avenir», sans réussir à contenir ses larmes.

Wellington Menezes de Oliveira, 24 ans, a fait irruption jeudi matin dans son ancienne école à Realengo (zone ouest de Rio) et a ouvert le feu sur les élèves à bout portant. Il s'est ensuite tiré une balle dans la tête après avoir été blessé à la jambe par un policier.

«Vous devez savoir que les impurs ne pourront pas me toucher sans gants; seuls les chastes ou ceux qui ont perdu leur chasteté après le mariage mais n'ont pas commis d'adultère pourront me toucher sans gants», dit-il dans la lettre trouvée par les policiers dans ses vêtements et diffusée dans la presse.

«Rien qui soit impur ne pourra toucher mon sang», ajoute le tueur dans sa missive où il laisse des instructions pour être déshabillé, lavé et enveloppé dans un drap blanc qu'il a apporté.

«Ceux qui s'occuperont de mon inhumation devront retirer tous mes vêtements, me laver, me sécher et m'envelopper totalement dévêtu dans un drap blanc qui se trouve dans cet établissement, dans un sac que j'ai laissé dans la première salle du premier étage», dit Menezes montrant que ses actes étaient prémédités et qu'il était décidé à se suicider, selon la police.

Dans le document Menezes de Oliveira exprime aussi le souhait d'être enterré auprès de sa mère adoptive et que depuis sa tombe il reçoive «la visite d'un fidèle adepte de Dieu» pour qu'il «prie devant ma sépulture et qu'il demande pardon à Dieu pour ce que j'ai fait».

Des images tv devant l'établissement peu après le drame

(afp)

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