Une suissesse aurait vu la petite Maddie sur l'île de Crète

Actualisé

Une suissesse aurait vu la petite Maddie sur l'île de Crète

Praia da Luz - Du simple particulier à la multinationale en passant par les stars du football, la mobilisation pour retrouver la fillette anglaise Madeleine a pris une dimension internationale sans précédent.

L'enquête en revanche semble marquer le pas.

La police grecque a entamé des recherches en Crète pour retrouver la petite Britannique Madeleine McCann, à la suite du témoignage d'une touriste affirmant l'avoir vue sur l'île, a-t-on appris vendredi de source policière. Les recherches, engagées depuis quelques jours, n'ont toutefois donné aucun résultat. Elles vont cependant se poursuivre, selon cette même source.

La police a été avertie par Interpol du fait qu'une touriste suisse a affirmé aux autorités de son pays avoir vu Madeleine, surnommée Maddie, accompagnée d'un quadragénaire dans l'hôtel où elle séjournait à Hersonissos (26 km à l'est d'Héraklion).

Nombreux dons

Le site web lancé par la famille mercredi pour reccueillir des informations et des dons a reçu en 48 heures plus de cinquante millions de visites et l'argent continuait d'affluer sur le «Fonds Madeleine McCan: remuer ciel et terre» créé pour la circonstance.

Une campagne d'affichage du portrait de la petite Maddie «partout en Europe» a été annoncée jeudi par Michael Wright, porte- parole de ses parents, Jerry et Kate McCann. «Si Madeleine n'est pas au Portugal, nous voulons être sûr qu'on puisse voir son visage aux quatre coins» du continent, a-t-il souligné.

La fillette de quatre ans est disparue le 3 mai dernier d'un complexe hôtelier de Praia da Luz, à 300 km au sud de Lisbonne. Des stars du football, des personnalités du monde de la culture ou des affaires et les médias se sont manifestés dès le début des recherches.

Pas d'indice concluant

De son côté, l'inspecteur de la Police judiciaire Olegario Sousa a reconnu jeudi soir en conférence de presse que celle-ci «ne disposait d'aucune preuve pour arrêter qui que ce soit». Un Britannique de 33 ans a été mis en examen mardi mais la PJ a précisé qu'elle ne disposait pas d'éléments suffisants pour procéder à son arrestation.

Mercredi une de ses connaissances, le Russe Sergueï Malinka, a été interrogé pendant plusieurs heures, mais «seulement en tant que témoin», a précisé l'inspecteur Sousa. Les deux hommes ont nié toute implication dans l'affaire. (ats)

Ton opinion