Abus sexuelsTariq Ramadan mis en congé de l'Uni d'Oxford
L'islamologue genevois est visé par deux plaintes pour viol en France et accusé d'abus sexuels sur des mineures en Suisse.

L'islamologue et théologien suisse controversé Tariq Ramadan, accusé de viol en France et d'abus sexuel sur des mineures en Suisse, est mis en congé de l'université d'Oxford, en Grande-Bretagne, où il enseigne, a annoncé mardi l'université.
«D'un commun accord et avec effet immédiat, Tariq Ramadan, professeur d'études islamiques contemporaines a pris un congé de l'université d'Oxford», a indiqué la prestigieuse université.
«Un congé n'implique aucune présomption ou acceptation de culpabilité et permet au professeur Ramadan de répondre aux accusations extrêmement graves portées contre lui, qu'il nie catégoriquement, tout en répondant à notre principale préoccupation - répondre à la détresse accrue et compréhensible, et mettre en priorité le bien-être de nos étudiants et du personnel», souligne l'université.
Accusé de harcèlement et de brutalité, lislamologue est toujours plus isolé, sauf sur les réseaux sociaux.
Le théologien a salué la prise de position de l'université d'Oxford, insistant sur le fait qu'il s'agissait bien d'une décision prise d'un commun accord. «Je tiens à saluer la prise de position de l'université d'Oxford depuis le début de cette affaire. Elle a défendu le principe de la présomption d'innocence sans minimiser la gravité des allégations portées contre moi», a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Plaintes pour viol
Tariq Ramadan, 55 ans, petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, et brillant orateur, bénéficie d'une forte popularité dans les milieux musulmans conservateurs. Il est aussi très contesté, notamment dans les sphères laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique
Il a été visé par deux plaintes pour viol en France, survenues au milieu de la vague de libération de la parole qui a suivi l'affaire Weinstein, du nom du puissant producteur américain accusé de viols et d'agressions sexuelles. (nxp/afp)