Le sort du chanvrier divise les Romands

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Affaire Bernard RappazLe sort du chanvrier divise les Romands

Les Romands sont divisés sur le cas du chanvrier valaisan Bernard Rappaz.

Si 46% sont prêts à laisser mourir le gréviste de la faim, 42% n'acceptent pas cette éventualité, selon un sondage paru samedi dans les quotidiens «24 Heures» et «Tribune de Genève». Pour les deux tiers des sondés, il n'est toutefois pas question de libérer le chanvrier ou de l'alimenter de force.

Pas moins de 65% des 500 Romands interrogés les 11 et 12 novembre derniers par l'Institut MIS Trend estiment que les médecins doivent respecter la décision de Bernard Rappaz, alors que 21% sont partisans de le nourrir contre son gré. La population donne ainsi raison aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG), qui ont saisi vendredi dernier le Tribunal fédéral après avoir été sommé par la justice valaisanne d'alimenter de force le chanvrier.

Près des deux tiers des sondés (64%) s'opposent par ailleurs à ce que la justice libère Bernard Rappaz du reste de sa peine pour des raisons humanitaires. Seuls 24% sont prêts à un tel pas. La marge d'erreur du sondage est de &/-4,5%.

Le Valaisan de 57 ans, en grève de la faim depuis quelque 80 jours, a été condamné en novembre 2006 à une peine de 5 ans et 8 mois de réclusion pour trafic de chanvre et pour des délits économiques. Le Grand Conseil valaisan doit se pencher jeudi prochain sur sa demande de grâce. (ap)

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