Berne«Ignazio Cassis a été élu grâce aux voix de l'UDC»
Si la droite et le Tessin jubilent après l'élection d'Ignazio Cassis, la déception et la crainte touchent la gauche, certains romands et certaines femmes. Florilège de réactions.

Ignazio Cassis a été élu avec 125 voix. Selon les calculs des stratèges politiques, au moins la moitié provient du groupe UDC, qui ne manque pas de le rappeler.
Anthony Anex/KeystoneFilippo Lombardi (PDC/TI)
«On est content que ce soit passé rapidement, avec une unité claire, pour que la constitution soit respectée. C'est important pour l'ensemble de la Suisse.»
Mathias Reynard (PS/VS)
«La gauche a des craintes légitimes. On se demande maintenant si le Conseiller fédéral Cassis sera comme le chef de groupe Cassis, très à droite et proche de l'UDC, ou plutôt comme le parlementaire Cassis, ouvert au dialogue et au consensus. Mais on pourrait bien se retrouver face à un bloc PLR-UDC au gouvernement, et ça, ce serait mauvais pour la Suisse.»
Albert Rösti (UDC/BE)
«C'est bien, parce que non seulement c'est important d'avoir un représentant de la Suisse italienne, mais aussi parce que la Confédération doit gérer des dossiers tels que l'asile, l'immigration ou encore les relations avec l'Union européenne. Monsieur Cassis est un représentant frontalier, qui connaît bien ces sujets. Maintenant on espère qu'il se rappellera qu'il a été élu grâce aux nombreuses voix de l'UDC.»
Le président de l'UDC Suisse et conseiller national bernois réagit à l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral.
Interrogé sur les valeurs qu'il apportera au COnseil fédéral, le nouvel élu l'affirme: il va rester le même
Roger Nordmann (PS/VD)
«C'est probablement un nouveau glissement à droite, et la population n'est pas prête à ça. Si la ligne politique du gouvernement va trop à droite, on ira dans le mur. A gauche on sera coopératifs pour amener des solutions, mais on se défendra contre les absurdités. Mais pour l'instant, on attend de le voir à l'oeuvre.»
Le socialiste et conseiller national vaudois réagit à l'élection du Tessinois au Conseil fédéral.
Daniel Brélaz (Les Verts/VD)
«Après cette élection, Monsieur Cassis apparaît terriblement otage de l'UDC, car sur ses 125 voix il y en a en tout cas 65, voire même 70, qui viennent du parti agrarien. Il ne faudrait pas qu'il en déduise qu'il doit devenir un troisième Conseiller fédéral UDC.»
Le Vaudois, ancien syndic de la ville de Lausanne et conseiller national membre des Verts réagit à l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral.
Jacqueline de Quattro (PLR/VD)
«Bravo au Tessin! Les habitants de cette région ont été entendus et c'est un très bon message pour toutes les minorités. Cependant, les femmes doivent toujours attendre. Leur représentation n'est toujours pas une priorité en 2017, ce qui me désole un peu.»
Retrouvez la synthèse de cette journée d'élection au Conseil fédéral ici.