ZurichIl roule trop vite, la police renonce à le suivre
Refusant de s'arrêter à des contrôles, un conducteur a fui à une telle vitesse qu'il n'a pas été poursuivi par les forces de l'ordre, par souci de sécurité.

Le chauffeur dun véhicule prioritaire doit rester maître de son engin. pol-zh
photo: Kein AnbieterLe déroulement des faits pourrait inspirer un épisode de feuilleton policier. Dimanche en début de soirée, en pleine ville de Zurich, une voiture a attiré l'attention d'une patrouille de la police municipale. Cette Mercedes foncée venait de toucher une auto garée. Mais voilà, lorsque les pandores se sont approchés pour contrôler le fautif, le conducteur a mis la marche arrière et foncé pleins gaz. Au passage, il a heurté une autre auto ainsi qu'un policier. Le cas a immédiatement été signalé et un avis de recherche a été émis. Vers 2 h 30, une autre voiture de police a croisé la Mercedes qui, de plus, arborait de fausses plaques d'immatriculation. Le conducteur a de nouveau mis les gaz et pris la fuite à toute allure.
Pris en chasse par un véhicule d'intervention, feu bleu enclenché et sirène hurlante, il a roulé à des vitesses très élevées. Au point que les policiers ont cessé la poursuite. Le fuyard court toujours.
«Il aurait été trop dangereux de continuer en roulant aussi rapidement», commente une porte-parole des forces de l'ordre. Et de rappeler que la police doit réagir avec proportionnalité et ne pas mettre en danger les agents, les malfaiteurs et les passants. Car le zèle peut coûter cher. En avril 2015, à Fribourg, un policier avait roulé à 178 km/h au lieu de 80 pour mettre en place un barrage pour arrêter des cambrioleurs. Il avait enclenché les avertisseurs sonores et le feu bleu de son véhicule de fonction. Mais il était sorti de la route. Le policier a écopé de 30 jours-amende à 130 francs avec un sursis de 2 ans. Il a également dû déposer son permis durant 3 mois.