Projet pilote: la ville veut légaliser le cannabis

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Winterthour (ZH)Projet pilote: la ville veut légaliser le cannabis

Le Conseil de ville de Winterthour (ZH) a accepté lundi un projet de légalisation temporaire du cannabis. Sa vente et sa consommation ne seraient plus passibles d'une amende.

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Après le projet de clubs de consommation de produits cannabiques à Genève, qui a fait des émules du côté de Bâle, Zurich et Berne, la bourgade zurichoise de Winterthour va lancer son projet pilote, relate le «Tages-Anzeiger», qui revient sur une information du «Landbote». Le Législatif communal a en effet accepté lundi soir, à 26 voix contre 25, un postulat qui propose de légaliser la vente et la consommation de cannabis, pendant un temps limité. Les détails du projet ne sont pas connus.

Le conseiller municipal et travailleur social Nicolas Galladé (PS) explique toutefois que la disposition ne va pas entrer en force du jour au lendemain. «Nous devons encore nous assurer que le projet pilote respecte le droit. En effet, le commerce et la consommation de haschisch et de marijuana relèvent de la loi fédérale sur les stupéfiants et sont illégaux sur tout le territoire», ajoute-t-il.

Les débats ont été serrés et la voix de la présidente, la socialiste Christa Benz-Meier, a été décisive. Le principal argument des opposants a été la teneur en THC, la substance active du cannabis, dans les plantes élevées actuellement. «Il y a vingt ans, elles étaient moins fortes. Aujourd'hui, ce n'est pas possible», a défendu l'UDC Rolando Keller. Marc Wäckerlin (parti pirate) a, lui, soutenu que la «diabolisation du cannabis a autant de sens que d'interdire l'alcool».

Colère au Parlement

La conseillère nationale thurgovienne Verena Herzog (UDC)a exprimé lundi devant la Chambre basse son inquiétude face aux projets de «Cannabis social clubs» discutés à Genève, Bâle et Berne, selon «Le Matin». La ville du bout du lac veut tester lieux ou vente et consommation sont autorisés, pendant une période de 3 ans.

La députée a clairement exprimé ses soupçons: Alain Berset soutiendrait ces projets. Le ministre de la Santé a répondu qu'à l'heure actuelle, il n'avait pas à se prononcer, car il n'a pas été saisi du dossier.

Et le conseiller fédéral de préciser que rien ne sera fait à Berne, tant qu'une demande officielle pour mener une telle expérience n'aura pas été déposée à l'Office fédéral de la santé publique. «Ensuite, nous nous demanderons si le projet est compatible avec la loi», a répondu Alain Berset.

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