Des policiers blessés dans des heurts à la Reitschule

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BerneDes policiers blessés dans des heurts à la Reitschule

Des casseurs ont pris pour cible les forces de l'ordre et des pompiers autour du haut lieu de la scène alternative bernoise.

Les échauffourées ont eu lieu pendant la nuit de samedi à dimanche.

Les échauffourées ont eu lieu pendant la nuit de samedi à dimanche.

photo: Keystone

Onze policiers ont été blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans des heurts autour du centre alternatif de la Reitschule à Berne. Des barricades enflammées ont été érigées et tant la police que les pompiers ont été caillassés.

Des heurts de moindre ampleur avaient déjà eu lieu la nuit précédente. Dimanche, les échauffourées ont débuté vers 00h15, et les policiers ont été accueillis dès leur arrivée sur place par des jets de pierres, de bouteilles et d'engins pyrotechniques, a indiqué la police cantonale dans un communiqué.

Pompiers et employés de voirie

Les forces de l'ordre ont répliqué à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Leur position était précaire du fait que certains des émeutiers s'étaient postés sur le toit de la Reitschule. Les agents ont en outre dû couvrir les pompiers venus éteindre deux barricades, qui se faisaient eux-mêmes bombarder de projectiles.

De même, les employés de la voirie venus nettoyer les lieux par la suite ont dû le faire sous surveillance policière. La police a lancé un appel aux témoins afin d'identifier les fauteurs de troubles. Plusieurs véhicules ont en outre été endommagés.

Policiers excédés

Dans un communiqué diffusé dimanche, la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) a exprimé sa grande colère et son incompréhension. Elle exige davantage de sévérité de la part des politiciens et affirme que les policiers en ont assez de cet «espace de non-droit qui est toléré et, de surcroît, soutenu financièrement par de l'argent public des contribuables».

Si les politiciens ne réalisent pas qu'il faut serrer la vis, la pression doit venir de la population, estime la FSFP. L'organisation fait allusion à une pétition en ligne qui demande un renforcement des sanctions lors de violence et menaces contre les autorités et les fonctionnaires. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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