BerneMaurer annonce la mort de la Patrouille suisse
Le président de la Confédération, Ueli Maurer, a affirmé mardi qu'il n'y aurait plus de Patrouille suisse à partir de 2016. «Nous n'aurons plus d'avions pour faire du folklore», a-t-il expliqué.

La fin approche: Ueli Maurer ne veut plus de Patrouille suisse.
La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS) s'est rassemblée mardi pour débattre du Gripen. Au cours de la discussion sur le nouvel avion de combat de la Suisse, un des membres s'est interrogé sur l'avenir de la Patrouille suisse. La réponse d'Ueli Maurer a le mérite d'être claire: à partir de 2016, il n'y aura plus de Patrouille suisse. C'est ce qui aurait été décidé par le ministre de la Défense et le chef de l'armée, André Blattmann.
Maurer a affirmé qu'il était envisageable d'effectuer des vols isolés avec les Gripen E, qui seront livrés entre 2018 et 2021, et les F/A-18. Mais ce sera la fin de nos avions rouges avec une croix blanche, écrit la «Basler Zeitung». «Nous n'avons plus d'avions pour faire du folklore», a-t-il expliqué. Cette annonce a été confirmée par la présidente de la CPS, Chantal Galladé (PS/ZH).
«Son plan de supprimer la Patrouille suisse est une provocation pour moi. Maurer doit arrêter de supprimer tout ce qu'il y a de sympathique dans l'armée», s'est énervé le président du PDC, Christoph Darbellay. Selon lui, la Patrouille suisse est une sorte de vitrine de l'armée suisse. Son avis est partagé par le président du PBD, Martin Landolt: «Il n'est pas question de la supprimer. Maurer sous-estime l'importance symbolique de la Patrouille suisse.» John Hüssy, ancien pilote professionnel et militaire, a lui aussi très mal réagi à la nouvelle: «Les membres de la patrouille ont fait du bon boulot depuis 1964. Les pilotes n'ont jamais fait d'accidents. La patrouille est la meilleure carte de visite que possède la Suisse. Ses pilotes sont des exemples pour d'autres pilotes. C'est inacceptable de dire que ce qu'il font, c'est du folklore.»