Ueli Maurer, ministre du désarmement

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Armée suisseUeli Maurer, ministre du désarmement

Le ministre de la défense veut un crédit de 100 millions de francs pour le démantèlement d'équipements militaires. Une première.

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On croit rêver: jamais un ministre de la défense suisse n'avait demandé un crédit, figurant au programme d'armement, destiné à mettre en œuvre le démantèlement d'équipements et d'installations militaires. C'est exactement ce qu'exige Ueli Maurer, le chef du DDPS, qui a confirmé à «Der Sonntag» que son département allait demander un crédit de 50 à 100 millions de francs à cet effet. Il n'est pas exclu qu'une partie de ce crédit figurent déjà dans le programme d'armement 2011.

Le conseiller fédéral UDC estime «qu'après toutes les discussions qui ont agité le monde politique au sujet de l'armée, il est important que les parlementaires décident de ce qui doit être liquidé dans mon département. Je veux qu'il y ait des décisions politiques claires».

Selon Ueli Maurer, ce crédit englobera «tous les domaines», qu'il s'agisse de places de tir, de bâtiments, de fortifications, mais aussi de chars, de munitions, du système de tir «Bison» et d'autres systèmes d'armes.

Le conseiller national UDC Thomas Hurter, spécialiste des questions de sécurité dans son parti, ne cache pas son étonnement: «C'est incroyable. Il n'existe nulle part au monde un ministre de la défense qui propose un crédit de démantèlement pour son propre dicastère». Hurter estime que le programme d'armement est réservé aux acquisitions. Y fourrer un crédit comme celui proposé par son collègue de parti Maurer «est complètement faux».

Le DDPS ne souhaite pas seulement démanteler des vieilles installations et des armes désuètes. Pour les années 2011 à 2014, il compte investir 1,2 milliard de francs pour l'acquisition de démineurs blindés, de chars de commandement et de ponts mobiles.

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