La CôteInterpellation des squatters de Chéserex
La police vaudoise a interpellé vendredi les sept squatters de Chéserex (VD). L'un d'entre eux est brièvement monté sur le toit de la villa, ce qui a nécessité la mise en place d'un dispositif de secours important.
Vers 07h00, les gendarmes sont intervenus à Chéserex pour identifier et interpeller les personnes qui squattent une villa depuis plusieurs années. Le juge d'instruction a délivré des mandats d'amener pour tous ces individus, suite à une plainte pénale pour violation de domicile déposée par le propriétaire, explique la police.
Laissée à l'abandon par sa propriétaire, une veuve, mère d'une fillette de 5 ans, depuis 2002, cette demeure se situe non loin du golf prestigieux de Bonmont. Aujourd'hui, sa propriétaire souhaite retaper la vénérable maison. Selon nos informations, c'est la gendarmerie de Nyon qui a procédé à l'évacuation des squatteurs.
«Une plainte a été déposée par la propriétaire des lieux et la police est intervenue sur un mandat du juge», informe Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise.
A la commune de Chéserex, on affirme ne pas avoir été mis au courant d'une telle intervention de la police. Le syndic de la commune a été informé vendredi matin, par le greffe municipal, de l'action de la police. «C'est une affaire purement privée», souligne Jacques Ansermet, syndic de Chéserex. «Je regrette simplement que l'accord trouvé entre les différentes parties, comme je l'ai lu dans la presse, n'ait pas été tenu.» La cohabitation entre les squatteurs et les autres résidents de Chéserex n'a jamais posé problème, ce qui explique que la commune ne soit jamais intervenue dans ce dossier.
Les occupants du «Château-ferme», habitants des lieux depuis 2005, auraient en effet dû être libres de partir à leur guise d'ici au 31 mai. C'est ce qui avait été décidé, et accepté, lundi à Lausanne lors d'une réunion entre la propriétaire des lieux, les sept squatteurs et le juge.
Les squatteurs de Chéserex sont actuellement en recours contre une condamnation pour violation de domicile.
Le déroulement de l'intervention
Sur place, les policiers ont rencontré deux personnes qu'ils ont immédiatement identifiées et conduites au poste de Nyon. Une troisième personne a été expulsée du logement par une entreprise de sécurité privée se trouvant sur les lieux peu après le départ des policiers. Elle avait été mandatée par le propriétaire sous la direction de son avocat.
Par la suite, quatre autres squatters sont venus sur place et un homme est monté sur le toit du bâtiment. La gendarmerie est retournée sur les lieux et a pris des mesures pour assurer la sécurité des personnes présentes. Un coussin gonflable a été déployé préventivement par les pompiers et une ambulance s'est rendue sur place.
A 11h00, cet individu est descendu de lui-même. Les sept squatters ont été emmenés au poste de Nyon pour être identifiés et un mandat d'amener leur a été notifié. Ils seront entendus par le juge d'instruction dans l'après-midi.
Sur place sont intervenus les pompiers du SPSL et le Service de défense et de secours (SDIS) de Nyon avec 16 hommes et 4 véhicules, dont un camion nacelle, une ambulance de l'hôpital de Nyon, huit gendarmes du poste de Nyon et deux du Centre d'intervention régional de Bursins.
ats/dbe