L'aérodrome de Bex puni

Actualisé

13e sommet de la FrancophonieL'aérodrome de Bex puni

On ne badine pas avec les restrictions de vol au-dessus de Montreux durant le Sommet de la Francophonie.

Pour avoir violé à deux reprises les prescriptions, l'aérodrome de Bex (VD) ne bénéficiera plus d'autorisations spéciales. C'est ce qu'a décidé le commandant de l'engagement des Forces aériennes, le divisionnaire Bernhard Müller, après avoir consulté les responsables de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).

Le décollage de l'aérodrome de Bex d'un PC-7 jeudi soir (hier) est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'avion léger est parti en direction du nord, alors que les prescriptions n'autorisaient que les départs vers le sud, a expliqué vendredi le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

L'avion a été contraint de se poser sur l'aérodrome chablaisien et le pilote a été entendu par la police cantonale vaudoise. Cet incident fait suite à un premier cas survenu lors de la phase d'entraînement, le vendredi 15 octobre dernier.

En raison du non-respect des prescriptions spéciales, l'aérodrome de Bex ne bénéficiera plus d'autorisations spéciales jusqu'au lundi 25 octobre à 18 heures. Cette décision ne concerne pas les vols de sauvetage ou de secours, précise le DDPS. Depuis la mise en place de la zone restreinte, les Forces aériennes ont dû intervenir lors de quatre violations de l'espace aérien.

L'espace aérien est restreint dans un rayon d'environ 46 kilomètres au-dessus de Montreux pendant le sommet de la Francophonie. Les aérodromes situés dans cette zone peuvent opérer à certaines conditions durant cette période, avec des autorisations octroyées par les Forces aériennes. (ap)

Ton opinion