VaudNyon éradique le deal de rue, pas les trafiquants
Les vendeurs de drogue ne sont plus visibles dans les rues. Selon la police cantonale, il s'agit désormais de trouver leurs nouveaux lieux d'échanges.
Le deal de rue, ce phénomène qui gangrenait la ville depuis l'ouverture d'un abri pour requérants (fermé en 2012), est éradiqué: «Aujourd'hui, on ne voit plus de dealers. On a pu les enlever de la vue du public», s'est félicitée mercredi Elisabeth Ruey-Ray, présidente du comité directeur de Police Nyon Région (PNR). «Il y a un an, il y avait pas mal de problèmes. Là, il n'y a quasiment plus rien», corrobore un commerçant de la gare. En décidant, il y a deux ans, de mettre la pression sur les trafiquants par une présence accrue sur le terrain, police et autorités ont gagné leur pari.
Pour autant, les vendeurs de drogue n'ont pas disparu: «Ils existent toujours mais ils opèrent dans d'autres communes ou à domicile», note Olivier Rochat, commandant de la PNR. «Dès le moment où on met la pression dans la rue, les dealers se déplacent ailleurs et la police doit changer sa stratégie, explique Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale. Il faut refaire la connexion avec eux car on ne sait plus où ils sont.» Pour l'heure, les inspecteurs n'ont pas connaissance de l'émergence d'une nouvelle scène de deal sur La Côte. Selon leur porte-parole, les trafiquants sont par définition très mobiles: «Ils se sont peut-être mélangés à un marché qui existait ailleurs dans le canton.» A Nyon, les agents communaux ne lâchent pas l'affaire malgré la désertion des dealers: «Ce sont les yeux de la police judiciaire», image Philippe Jaton.
Exit les mendiants
Nyon avait également un problème avec les mendiants. «Ils étaient assez nombreux, en particulier à des endroits dérangeants comme les caisses des parkings», a relevé Elisabeth Ruey-Ray. Cette situation a pu être réglée grâce à la modification du règlement de police qui stipule désormais qu'il est interdit de quémander. En octobre dernier, la PNR a informé les vagabonds de cette nouvelle disposition durant deux semaines avant d'intervenir. «Aujourd'hui, on n'en voit plus beaucoup à Nyon», note Elisabeth Ruey-Ray.