Le nouveau taulier Yann Sommer tout à son bonheur

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Il y est enfin arrivé et en a les yeux qui pétillent! Depuis la retraite internationale de Diego Benaglio, Yann Sommer est devenu le gardien no 1 de l'équipe de Suisse et semble ne plus toucher terre.

Sommer l'assure, son nouveau statut n'a engendré, pour l'heure, aucune modification dans ses relations avec les autres internationaux.

Sommer l'assure, son nouveau statut n'a engendré, pour l'heure, aucune modification dans ses relations avec les autres internationaux.

L'été 2014 aura été celui de tous les changements pour le natif de Morges. L'expérience d'un premier grand tournoi lors du Mondial brésilien, les premiers pas à l'étranger en quittant Bâle pour la Bundesliga et, désormais, le passage de no 2 à no 1 en équipe nationale. «Ce sont beaucoup d'émotions à gérer...», estime l'entraîneur des portiers nationaux Patrick Foletti.

«Oui, il s'est passé, des choses...», reconnaît un Sommer presque euphorique, incapable de contenir son sourire béat. «Tout est allé très vite, surtout avec mon changement de club où j'apprends à travailler avec d'autres personnes, à faire face à la plus grande pression. Mais je n'ai pas encore eu le temps de penser à tout cela. Je suis juste heureux et fier de jouer pour mon pays, choses dont je rêvais plus jeune.»

«Je reste Yann Sommer»

Sommer l'assure, son nouveau statut n'a engendré, pour l'heure, aucune modification dans ses relations avec les autres internationaux. «Je reste Yann Sommer, le même qu'avant, je ne vais pas changer. Mes amis sont toujours mes amis. Et je n'ai pas pour habitude de me mettre la pression. J'ai juste hâte de jouer lundi.»

«Yann a tout du portier moderne, affirme Foletti. Il est à l'image de Manuel Neuer (ndlr: le champion du monde allemand): fort techniquement et également capable de participer au jeu grâce à une excellente gestion de l'espace.»

Les «trois institutions»

Et qu'attend désormais le coach de son protégé - qu'il avait déjà eu sous ses ordres à GC -, maintenant que celui-ci se dresse en leader dans la surface? «Rien de plus qu'avant, juste qu'il fasse ce qu'il sait faire. Nous n'avons plus de secret l'un pour l'autre. La seule différence est que le maillot de l'équipe nationale sera un peu plus lourd à porter que celui de Bâle ou de Mönchengladbach. Sinon, nous les gardiens, nous sommes tous un peu pareils: nous avons besoin de confiance. Et je vais faire en sorte d'en donner autant à Yann qu'à Benaglio ces dernières années.»

Sommer, qui aura 26 ans en décembre, n'est pas un débutant et possède vraisemblablement les armes pour briller dans ce nouveau costume. Il connaît qui plus est déjà bien les successions difficiles, puisqu'il avait pris la place de Franco Costanzo à Bâle et Marc-André ter Stegen à Gladbach. «Trois institutions (ndlr: avec Benaglio), trois grands gardiens couronnés de succès», juge-t-il.

Deux buts en six matches

Sommer fait partie de la sélection depuis août 2011. Il a toutefois dû patienter neuf mois avant de disputer son premier match international, en amical contre la Roumanie le 30 mai 2012. Depuis, il a défendu à six reprises la cage de l'équipe de Suisse dont deux fois en 2013 dans des matches à enjeu, contre Chypre (0-0) et la Slovénie (1-0). Son bilan: deux buts encaissés.

Lundi prochain dans «son» Parc St-Jacques, contre l'Angleterre en éliminatoires de l'Euro 2016, l'ancien faiseur de miracles du FC Bâle vivra une rencontre à forte charge émotionnelle. Peut-être se rassurera-t-il avant la partie en se remémorant ses nombreuses prouesses, dans ce même stade mais en Coupe d'Europe, face aux ManU, Chelsea et autre Tottenham. (ats)

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