Ado harcelée: «J’ai constamment peur qu’il soit là à m’attendre»

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FribourgAdo harcelée: «J’ai constamment peur qu’il soit là à m’attendre»

Un jeune Afghan a été jugé mercredi pour ses nombreuses infractions, mais en particulier pour ce qu’il a fait subir à deux femmes.

L’accusé a déploré s’être ennuyé lors de son procès, au Tribunal de la Sarine.

L’accusé a déploré s’être ennuyé lors de son procès, au Tribunal de la Sarine.

Keystone

Son mépris des autorités et de la gent féminine n’a d’égal que son arrogance. Mercredi, c’est escorté par les forces de l’ordre que le prévenu, un jeune Afghan de 19 ans, est arrivé au Tribunal de la Sarine, car il ne s’est pas présenté de lui-même. D’ailleurs, lorsque le directeur du foyer où il réside lui a fait remarquer qu’il était attendu pour une audience, il aurait répondu: «J’en ai rien à foutre». Pourtant la liste des infractions qu’on lui reproche est interminable, allant de la violation de domicile à la contrainte en passant par des lésions corporelles simples.

Quand le juge lui a posé des questions en lien avec une amende d’ordre pour avoir consommé du cannabis, l’accusé s’est plaint qu’«ici, il faut payer pour tout». Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait violé à quatre reprises une interdiction de se rendre au centre-ville de Fribourg, il a répondu qu’il voulait acheter du yogourt et qu’il ne savait pas qu’on pouvait en trouver ailleurs. Vu son attitude, le juge, agacé, a fini par dire: «Vous ne seriez pas en train de me prendre pour un imbécile?» Réponse: «Je ne sais pas.»

Il l’a frappée, menacée et insultée

Cela dit, c’est surtout ce qu’il a fait subir à son ex-copine, une adolescente aujourd’hui âgée de 17 ans, qui lui a valu de se retrouver devant un juge. Il l’a suivie au CO (cycle d’orientation), il s’est introduit à l’École de culture générale, et fait un scandale derrière la porte de son logement. De plus, il l’a frappée, menacée et insultée. «J’ai constamment peur. Je me retourne sans cesse dans la rue, je prends d’autres bus, et je sors de l’ascenseur à d’autres étages, de crainte qu’il soit là à m’attendre», décrit la jeune femme, qui est suivie par un psychiatre. Pour sa part, le jeune homme a expliqué: «Je voulais juste lui faire du bien.» Si les faits pour lesquels sa victime a porté plainte se sont produits en début d’année, son avocat a souligné, durant sa plaidoirie, qu’elle avait subi ces différentes formes de harcèlement durant trois ans.

De plus, un soir de février dernier, il a coincé une autre femme qui se trouvait seule dans un parking. Il lui a fait des avances sexuelles et l’a tripotée de force. Finalement, elle a réussi à le repousser, mais elle est désormais traumatisée. À l’exposé des faits, le jeune homme a rétorqué: «Ben quoi? C’est pas un crime de toucher une femme et de l’inviter à danser. C’est la vie.» Pour l’ensemble de son œuvre, le Ministère public a requis 5 mois de prison et une amende de 500 francs. Verdict la semaine prochaine.

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