Les caisses pourront toujours dépenser nos primes en publicité

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Assurance maladieLes caisses pourront toujours dépenser nos primes en publicité

La droite du National a refusé, mardi, une initiative parlementaire d'un élu socialiste qui voulait en finir avec la publicité payée sur le dos des assurés.

L'argent des assurés continuera de financer la pub des assureurs.

L'argent des assurés continuera de financer la pub des assureurs.

20Min/Carole Alkabes

Les caisses-maladie pourront continuer de dépenser l'argent des assurés pour faire leur promo. Le National a en effet refusé, par 122 voix contre 71, une initiative parlementaire de l'ex-conseiller national Baptiste Hurni (PS/NE), aujourd'hui sénateur, qui voulait interdire cette pratique.

«Cette initiative part du constat qu'il existe un véritable matraquage publicitaire des caisses-maladie afin d'augmenter le nombre de leurs assurés», a souligné Valérie Piller-Carrard (PS/FR). «Dans le contexte de l'augmentation des primes, il paraît indécent de financer cette pub par des primes dont les assurés doivent obligatoirement s'acquitter.»

«Certes, le démarchage téléphonique est interdit depuis le 1er septembre. Mais les assurances ont déjà trouvé la parade pour contourner la loi, par exemple en organisant des jeux-concours obligeant les participants à accepter d'être contactés ultérieurement», a encore relevé la Fribourgeoise.

Aucune plus-value

«Ces campagnes ont vu leurs coûts passer de 62 millions de francs en 2021 à 80 millions en 2023», a renchéri Brigitte Crottaz (PS/VD). Or «cette dépense n'apporte aucune plus-value à l'assurance obligatoire des soins qui, par définition, est une assurance obligatoire.» Une interdiction serait donc un signal fort en faveur «d'une gestion plus responsable et éthique des fonds collectifs», selon elle.

En vain. Le National, emmené par la droite, a suivi la commission qui estimait que la pub restait nécessaire. «Elle permet aux assureurs de se différencier, affirmait-elle. Sans elle, ils ne pourraient pas attirer l’attention de la population sur les différents produits et modèles alternatifs d’assurance maladie qu’ils proposent.»

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