GenèveBulletins de vote abandonnés trois jours et trois nuits en pleine rue
Un facteur a commis une belle boulette, le samedi 22 mai: trouvant porte close à l’administration cantonale, il a laissé plusieurs milliers d’enveloppes en rade, à portée de main des passants.

Vingt-deux caisses contenant des enveloppes de vote sont restées devant le Service des votations et élections de Genève, qui était fermé le jour où le facteur les a apportées.
Archives / Tribune de Genève / Lucien FortunatiOn ne connaît pas encore les répercussions qu’aura cette affaire, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle va faire parler. Le samedi 22 mai, à 7h, un facteur a livré des caisses contenant des enveloppes de vote pour le prochain scrutin au Service des votations et élections de Genève. Mais, trouvant porte close, il a patienté un moment, tenté de joindre en vain son superviseur et a fini par laisser ces 22 caisses dans la rue, sans la moindre surveillance, a révélé lundi la RTS dans son émission «Forum».
Une erreur qui n’aurait pas dû se produire, a assuré La Poste, en présentant ses excuses. Il se trouve que le facteur a pensé bien faire car, selon un accord avec le Service des votations et élections, La Poste doit livrer les enveloppes de vote les trois samedis précédant un scrutin. Et il a cru que c’était le cas, alors que la prochaine journée de votations n’est que le 13 juin. Pire: il s’agissait du week-end de Pentecôte et les employés de l’administration cantonale genevoise n’ont ainsi pris possession de cette livraison que le mardi suivant… Ces quelque 7000 enveloppes de vote sont ainsi restées trois jours et trois nuits à la merci des passants, les caisses en question n’étant pas verrouillées.
Interrogée par la RTS, la Chancellerie genevoise a indiqué avoir mené des vérifications et n’avoir pas détecté d’enveloppes manipulées, ou ouvertes. Elle a toutefois informé, lundi, la Chancellerie fédérale ainsi que la Commission électorale centrale. Ses services vont également évaluer les suites à donner à cet incident. Quant au facteur, il a été remis à l’ordre par son employeur.