Il construit une nouvelle maison, la Confédération veut la raser

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Canton de ZurichIl construit une nouvelle maison, la Confédération veut la raser

Un propriétaire zurichois croyait être en règle pour démolir son ancienne ferme et bâtir du neuf. Alors que le chantier touche à sa fin, les autorités fédérales demandent de revenir en arrière et de reconstruire le vieux bâtiment.

Le chantier a été stoppé net cet été alors qu'il touchait à sa fin.

Le chantier a été stoppé net cet été alors qu'il touchait à sa fin.

Tamedia AG/Michael Trost

Tout semblait fonctionner comme sur des roulettes pour un propriétaire zurichois à la fin du mois de juin. A la place de l'ancienne ferme de ses parents, près du Lützelsee, il a fait construire une nouvelle maison de sept appartements. Les autorisations avaient été obtenues en bonne et due forme en 2020. Plusieurs personnes avaient déjà manifesté leur intérêt pour y habiter.

Mais mi-juillet, la Confédération a tout bloqué, rapporte le «Tages-Anzeiger». Le chantier a été stoppé net et la nouvelle construction pourrait être rasée avant même d'avoir été achevée. Pire encore, il est possible que le proprio soit contraint de devoir reconstruire l'ancienne ferme au nom de la «remise en état conforme au droit» de ce bien immobilier. Le principal intéressé s'est dit «bouleversé» par cette décision sur internet. Il ne fera pas davantage de commentaires, tout comme la commune et la Confédération, tant que la procédure est en cours.

Plusieurs années de procédure

Mais un panneau affiché devant le chantier donne quelques indices sur les raisons de ce coup d'arrêt brutal. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a sévi au nom d'une loi datant de 1997 sur la protection de la zone où se trouve la propriété. En résumé, l'ancienne ferme, pourtant jugée dans un état irrécupérable, pouvait rester à sa place, mais reconstruire au même endroit serait contraire à la Constitution.

Le dossier est désormais entre les mains d'un tribunal zurichois qui doit se prononcer sur le recours du propriétaire. La procédure pourrait durer encore des années. Il est possible que cette affaire ouvre une boîte de Pandore dans la région. Si le recours est accepté, cela aurait des répercussions légales sur d'autres constructions réalisées dans la zone depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi il y a 27 ans, souligne le «Tages-Anzeiger».

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