Ça roule sur le pont du Mont-BlancMains décollées, activistes embarqués et dispositif levé
Pour alerter sur l'urgence d'agir contre le dérèglement climatique, un collectif de désobéissance civile mène une nouvelle action choc ce jeudi à Genève. Suivez notre live.

Ton opinion
On roule sur le pont
Le trafic repart sur le pont du Mont Blanc. L'opération globale aura duré un peu plus de deux heures.

Et on nous souffle dans l'oreillette que le premier véhicule à s'être engagé sur le pont n'était autre qu'une bétonneuse Holcim. Libre à chacun d'interpréter la chose.
Opération terminée
Tout le monde est décollé, le dispositif est proche d'être levé. Les activistes sont pris en charge par des membres du corps médical.

Chacun son tour
Les ambulanciers s'occupent ensuite de Monsieur qui est enseignant. Une fois libéré de l'asphalte, on le prie de rejoindre l'ambulance sur place.

Produit magique
La solution methylethyl-cetone, ou butanone, a fait son oeuvre. Une première activiste a pu «récupérer» sa main.

Opération décollage en cours

Du pouvoir des médias
Si globalement les réactions sont plutôt positives, a contrario, un homme s’en prend aux médias: «Ces gens-là amènent des problèmes et en relayant leur action, vous les encouragez!»
Soutien politique
Sylvain Thévoz, vice président du PS Ville, s'enthousiasme: «Applaudissez-les, ils prennent des risques pour vous»
«Nous on est lâches»
«Ça me paraît parfaitement légitime, l’isolation (ndlr des bâtiments) c’est un très gros problème, dit un homme à vélo. Le problème c’est qu’il y a une inertie monstrueuse des états. Malheureusement, on n’entend pas ces gens. C’est quand on a la catastrophe dans la gueule qu’on se réveille.»
Un piéton flegmatique abonde: «L'action se défend. Isoler les bâtiments, on va sans doute y arriver. C’est une proposition raisonnable». De leurs côtés, deux passants soufflent: «C’est très bien, eux ils sont courageux, nous on est lâches. On va dans le mur, tous.»
L'union fait la force
Super glue efficace
De plus en plus de personnel médical s'agite sur le pont, mais pour le moment toujours pas de solution.

Les larmes aux yeux
Collée sur le pont, Anais Tilquin dit « détester emmerder les gens» mais ne pas avoir le choix. Son action, qui lui coûte, est «à la mesure de l’amour que je porte à la planète, à ma famille, à mes amis, à la vie».
Anais a travaillé comme chercheuse à l’EPFZ dans un labo qui s’occupait de restaurer les écosystèmes. Elle a démissionné parce qu'elle juge que dans vingt ans, si on continue, il n’y aura plus d’écosystèmes. «Alors maintenant je me colle aux ponts», dit-elle des larmes dans les yeux.

La colle des uns fait le bonheur des autres
«C'est un bonheur de rouler sur le pont sans voiture!» se réjouit Maroussia ce matin.

Rien ne bouge
La circulation est à l'arrêt, sauf pour les cyclistes.

Un nouveau mode opératoire ?
Tout cela n'est pas sans rappeler l'action d'une femme, désormais connue sous le pseudonyme de «GlueGirl», qui avait tenté de se coller au parquet du Target Center mardi soir, lors du match de NBA entre les Los Angeles Clippers et les Timbervolves du Minnesota.
Au tour des pompiers?
Les ambulanciers semblent appeler les pompiers car ils n'ont pas de moyen de décoller les activistes…
L'ambulance arrive

On attend du personnel médical
La police «ne prend pas la responsabilité d'arracher la peau des militants et a fait appel à une ambulance avec médecin pour les décoller tranquillement» selon un gradé.

Pendant ce temps
C'est toujours le chaos sur les quais. Les automobilistes prennent leur mal en patience pour entrer dans Genève.

Personnel médical réclamé
Un policier tente de décoller la main d'une activiste. Il lui demande gentiment si ça lui fait mal. Celle-ci répond qu’elle préférerait du personnel médical.
Il reste trois militants collés sur le pont

Délogés
Trois militants non-collés ont accepté de lever le camp. Ils suivent docilement la police, tandis que d'autres de leurs camarades commencent à être délogés de force.

Décollage imminent

Circulation compliquée
Le pont s'est désormais vidé de ses voitures, mais les bouchons se poursuivent des deux côtés.

Ultimatum
Le commissaire de police a annoncé aux activistes qu'ils avaient encore 10 minutes pour s'en aller.
