«Le Parisien» présente ses excuses: Pauvres propriétaires spoliés par des squatteurs: tout était bidon

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«Le Parisien» présente ses excusesPauvres propriétaires spoliés par des squatteurs: tout était bidon

Le témoignage d’un couple, qui n’a pas pu s’installer dans leur nouvelle propriété du fait qu’elle était squattée, a ému la toile et le gouvernement français. Le hic: ils ont berné tout le monde, y compris le quotidien en mentant sur leur histoire.

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Aucun média n’est à l’abri de diffusion de fausses informations… «Le Parisien» en a fait les frais récemment en publiant le 8 juin un reportage racontant l’histoire d’Elodie et Laurent, un couple empêché de s’installer dans leur nouvelle propriété à Ollainville (Essonne) par des squatteurs. «En mai, au moment de poser leurs cartons dans leur nouvelle maison (…) c’est la douche froide. Ils constatent qu’elle est squattée», écrit «Le Parisien».

Cette histoire a ému non seulement la toile, mais également le gouvernement.  Les ministres de l’Intérieur et de la Cohésion des territoires Gérald Darmanin et Amélie de Montchalin ont ainsi dénoncé une situation «inacceptable» et ont exhorté le préfet du département à «engager la procédure de l’article 38 de la loi Dalo pour une évacuation rapide des occupants illégaux», relate radiofrance.fr. Gain de cause a même été obtenu puisqu’un arrêté de mise en demeure a été publié par la préfecture du département. Le hic: le couple a menti sur leur histoire devant la caméra du «Parisien».

Les incohérences révélées le lendemain

Le lendemain de la publication, certaines incohérences dans le reportage sont pointées du doigt par des internautes sur les réseaux sociaux, comme le rappelle Radiofrance.fr. Et la vérité finit par éclater. Le Parisien précise «qu’Elodie et Laurent savaient leur maison squattée». Le vendredi 10 juin, le quotidien écrit qu’il regrette que le couple d’acheteurs «ait pu sciemment [les] induire en erreur». Il est aussi revenu sur «la vidéo publiée ultérieurement, par l’agent immobilier qui a vendu le bien, et dans laquelle apparait la propriétaire», qui atteste «qu’il n’y a pas eu de remise de clés, le jour de la vente, du fait de la présence de squatteurs», contrairement aux dires du couple dans le reportage du 8 juin.

Par ailleurs, la présence des habitants illégaux a contribué à faire baisser le prix du bien, selon la conseillère en immobilier qui a réalisé la vente. «Une maison à Ollainville de 70 m2, on n’a rien en dessous de 250’000 euros, avec beaucoup de travaux. Sans travaux, ça peut monter à 280, voire 290’000 euros», a confirmé une agence immobilière locale interrogée par radiofrance.fr. La maison d’Elodie et Laurent a été acquise pour 140’000 euros.

«Nous regrettons sincèrement que ce couple, malgré nos précautions et nos vérifications d’usage, ait pu sciemment nous induire en erreur, et nous nous en excusons sincèrement auprès de nos lecteurs. Nous réfutons toute accusation de diffusion intentionnelle de fausses informations», a fini par conclure «le Parisien».

Par ailleurs, l’article du 10 juin du Parisien révèle que dans la nuit de jeudi à vendredi «des personnes masquées ont agressé et gazé les squatteurs» qui chargeaient leurs affaires dans la voiture pour quitter les lieux, après leur mise en demeure. Selon le quotidien, la famille en question – qui a quatre enfants âgés de 4 à 16 ans – a contacté la gendarmerie pour y déposer plainte et une enquête a été ouverte.

 

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