Escort au WEFMia May, 21 ans: «Les clients de Davos sont bien élevés»
Les services d'escorts se frottent les mains durant le forum économique. Et pas seulement à cause de l'argent...

Mia May propose ses services via l'appli Titt4Tat.
DRAlors que l'élite mondiale a élu domicile à Davos jusqu'à vendredi, les escorts ont du pain sur la planche en marge du forum économique.
Prise d'assaut, l'application Titt4Tat, qui se présente comme étant à mi-chemin entre Tinder et LinkedIn, peut en témoigner. Ainsi, les personnes qui souhaiteraient utiliser à l'improviste ce moyen pour avoir un rendez-vous tarifé durant cette période risquent d'être déçus. «Tous les prestataires de services locaux affichent complet pendant la semaine du WEF», explique le cofondateur de l'application. Il faut donc élargir ses recherches à Zurich ou Saint-Gall pour espérer trouver une personne disponible.
Gros pouvoir d'achat
Selon la Confédération, plus de 2500 participants issus du monde économique, politique, scientifique et culturel sont attendus dans la station grisonne. Pour Mia May, une escort Allemande de 21 ans, c'est une aubaine pour se faire de l'argent rapidement, au vu du pouvoir d'achat des personnalités attendues. «De plus, les clients, qui ont une bonne formation de base, sont agréables et bien élevés. Ils ne sont jamais dérangeants.»
En outre, la jeune femme ne s'inquiète guère pour sa sécurité personnelle: «Mes clients sont tous des personnes décentes, aimables, tout à fait normales et de tous les genres.» Selon le client, une réservation dure entre quatre et douze heures. Environ 2000 francs doivent être déboursés pour douze heures, dont 200 sont payés à l'avance.
Des tarifs qui ne diffèrent pas de l'accoutumée, selon BeMyGirl, un acteur majeur de l'escort à Genève: «2000 francs pour douze heures, c'est plus ou moins proche de la norme en Suisse alémanique. Entre Genève et Zurich, le tarif habituel pour une nuit se situe entre 2500 et 3000 francs. Et le tarif horaire pour les déplacements varie entre 400 et 500 francs.»
Et concernant l'explosion de la demande durant le WEF, ce dernier nuance: «Il n’y a pas plus de demandes qu’ailleurs pendant cette période.» Quoi qu'il en soit, une étude de l'Organisation internationale du travail estime que le chiffre d'affaires généré par ce genre d'offre peut monter à 10 millions de dollars pendant la semaine à Davos.