Exit envisage une aide au suicide élargie

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ZurichExit envisage une aide au suicide élargie

L'accès au suicide assisté pour les personnes âgées non atteintes d'une maladie grave, mais qui veulent mourir devrait être facilité. L'association Exit Suisse alémanique ouvre le débat.

L'assemblée générale d'Exit ce 17 juin 2017.

Un groupe de travail pour débattre de la question de l'accès à l'aide au suicide pour des personnes âgées mais en bonne santé, a été créé ce samedi 17 juin par Exit. Cette commission travaillera bénévolement et sera dotée de 50'000 francs pour les expertises dont elle aura besoin, a annoncé samedi la présidente d'Exit Suisse alémanique, Saskia Frei, lors de l'assemblée générale de l'association à Zurich.

La commission est chargée de livrer pour la prochaine assemblée générale un rapport qui indique les moyens de faciliter l'accès des personnes âgées au natrium-pentobarbital, utilisé dans le cadre de l'assistance au suicide. Les experts doivent réunir les aspects juridiques, éthiques et politiques d'une telle pratique.

Dans un an, les délégués d'Exit discuteront si ce rapport doit être suivi de mesures concrètes. Si oui, ils évalueront la question sous l'angle éthique et politique.

Une demande des membres

La création de cette commission a été demandée par un comité de plusieurs membres de l'association de plus de 70 ans. Parmi eux, figurent l'ancien municipal de la ville de Zurich Hans Wehrli, le réalisateur de films Rolf Lyssy ou l'ancienne porte-parole de Swissair Beatrice Tschanz.

Selon ce comité, l'assistance au suicide est semée de trop d'embûches pour des seniors fatigués de vivre et capables de discernement. Actuellement, Exit peut accompagner les patients souffrant de multiples pathologies invalidantes sans souffrir pour autant d'une maladie incurable. Outre un diagnostic purement médical, la pratique actuelle tient aussi compte de facteurs psycho-sociaux qui déterminent la qualité de vie.

Exit Suisse alémanique s'est déjà engagé depuis plusieurs années pour faciliter l'accès au suicide assisté pour le troisième âge. Aujourd'hui, un quart des accompagnements concerne des patients de plus de 75 ans. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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