Jumeaux et usurpation d'identité: un stratagème qui tourne mal

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FranceUn jumeau se fait passer pour son frère, mal lui en a pris

Une affaire rocambolesque a occupé mardi un tribunal de Versailles. Coincé lors d'un vol, l'auteur de l'usurpation d'identité espérait obtenir une peine plus clémente.

Archives, photo d'illustration.

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AFP

«Si ce n’est lui, c’est donc son frère», commence ainsi l'article du Parisien, qui relate cette histoire abracadabrante. Brahim C., 44 ans, a été condamné à quatre mois de prison ferme pour usurpation d’identité, après avoir pris le nom de son frère jumeau, Yahya, lors de son interpellation pour un vol à Trappes, en novembre 2024. Se faisant passer pour Yahya tout au long de la procédure judiciaire, il a été condamné à six mois de prison ferme, auxquels se sont ajoutés quatre mois de sursis… appartenant en réalité à Yahya.

L’affaire prend une tournure encore plus absurde lorsque Yahya est contrôlé en janvier 2025, alors que, selon le système judiciaire, il est censé être incarcéré à la prison de Bois-d’Arcy. Ce malentendu entraîne son arrestation et son emprisonnement à son tour.

Un geste pas si altruiste

Brahim a justifié son geste par un acte prétendument altruiste, expliquant vouloir éviter la prison à son frère handicapé. «Je savais que Yahya avait du sursis au-dessus de la tête. Comme il est handicapé et aurait mal supporté la prison, je me suis dit que j’allais faire la peine à sa place». Cependant, la procureure estime qu’il a cherché à bénéficier d’une peine plus clémente, Yahya ayant un casier bien moins chargé que le sien (18 condamnations contre 2).

Le tribunal a dénoncé une situation «grotesque», et Brahim a écopé de quatre mois supplémentaires. En droit, usurper l’identité d’un tiers pour lui faire porter une condamnation pénale peut être puni de cinq ans de prison et 75'000 euros d’amende.

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