Genève: Armes volées: policiers blanchis par la justice

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GenèveArmes volées dans leur voiture: policiers blanchis par la justice

En mars 2024, un individu a dérobé deux pistolets-mitrailleurs dans l'habitacle d'un véhicule de la police. La responsabilité pénale des agents n'est pas engagée.

Un café des Pâquis avait été la cible de tirs le dimanche 17 mars 2024.

Un café des Pâquis avait été la cible de tirs le dimanche 17 mars 2024.

20 min / jef

Les policiers qui se sont fait voler deux armes dans leur voiture de service le 17 mars 2024 ne seront pas sanctionnés sur le plan pénal. Après enquête de l'inspection générale des services de la police (IGS), le procureur général, Olivier Jornot a prononcé une ordonnance de non-entrée en matière, indique la «Tribune de Genève». Selon Olivier Francey, chargé de relations médias pour le pouvoir judiciaire: «Le Ministère public a constaté qu'aucune infraction pénale n'avait été commise.» Pour rappel, ce dimanche-là, un homme de 19 ans a tiré sur un café aux Pâquis après avoir volé deux pistolets-mitrailleurs dans un véhicule de police, dont une fenêtre était restée en partie ouverte.

Pas de quoi engager la responsabilité pénale des agents pour autant. Car, comme le rappelle Olivier Francey, la police n'est pas soumise à la loi fédérale sur les armes. «La norme pénale sanctionnant les particuliers qui ne conservent pas une arme ou de la munition avec prudence et de manière à ce qu'ils ne soient pas accessibles à des tiers ne s'applique pas aux policiers.» La procédure de l'IGS est désormais entre les mains de la commandante de la police, afin d'évaluer d'éventuelles sanctions disciplinaires ou mesures organisationnelles s'agissant de la mise en sureté des armes de service de la police. Quant à la seconde arme, elle a été écoulée.

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