Genève«Broken Chair» vandalisée: Femen condamnées
Trois militantes féministes pro-ukrainiennes ont écopé de peines pécuniaires pour avoir tronçonné le symbole de la lutte contre les mines antipersonnel, devant l'ONU.
L'action des Femen contre la «Broken Chair», le 13 décembre 2024 à la place des Nations.
Videodesk 20 minutesL'attaque à la tronçonneuse contre la «Broken Chair», le 13 décembre sur la place des Nations, se solde pour ses auteures à une peine de 60 jours-amende avec sursis. Les trois militantes Femen ont été reconnues coupables de dommages à la propriété, révèle la «Tribune de Genève». Seins nus, slogans antirusses sur le corps, deux féministes avaient vandalisé la chaise géante, symbole de la lutte contre les mines antipersonnel. Une troisième militante ukrainienne, qui se tenait en retrait, a été condamnée à la même peine que les autres.
Par leur action devant le Palais des Nations, les Femen entendaient dénoncer «l'hypocrisie de l'ONU, qui tolère la Russie», alors que cette dernière a envahi l'Ukraine, le 22 février 2022. Propriétaire de la «Broken Chair», l’ONG Handicap International ne devrait pas saisir les tribunaux civils pour obtenir un éventuel dédommagement. L'organisation dit vouloir plutôt se consacrer à la restauration du monument.