Clinique privée à Genève victime d'une cyberattaque

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GenèveClinique privée victime d'une cyberattaque

Cible de hackers, l'établissement de La Colline fonctionne cependant normalement, selon son propriétaire. Celui-ci n'a pas constaté de vols de données des patients.

La clinique de la Colline est notamment spécialisée en médecine du sport, en chirurgie orthopédique et en neurochirurgie. Elle compte environ 300 collaborateurs et 450 médecins accrédités.

La clinique de la Colline est notamment spécialisée en médecine du sport, en chirurgie orthopédique et en neurochirurgie. Elle compte environ 300 collaborateurs et 450 médecins accrédités.

Steeve Iuncker-Gomez/TDG

«Je voulais prendre un rendez-vous mais on m'a répondu que cela était impossible avant la fin de semaine, en raison d'une attaque informatique», a relaté une lectrice, qui a appelé la clinique privée La Colline, en début de semaine. Propriétaire des lieux, le groupe Hirslanden a confirmé que l'établissement situé dans le quartier de Champel avait été visé par une cyberattaque. 

Pas de vol de données

«La sécurité des patients n'a pas été affectée, a assuré Claude Kaufmann, porte-parole du réseau médical. Rien n'indique, à ce stade, que leurs données ont été dérobées.» Le communicant a également précisé que les activités opératoires et médicales de La Colline se poursuivaient «normalement», tandis que les dispositifs médicaux restaient «fonctionnels et sécurisés».

Un cas isolé

Selon Hirslanden, aucune autre clinique ou institut du groupe n'a été concerné par cette cyberattaque, que ce soit à Genève (clinique des Grangettes) ou ailleurs en Suisse. Ce type d'agression fait souvent l'objet d'une demande de rançon de la part des hackers. «Pour des raisons de sécurité», le plus grand réseau médical du pays, comme il se définit lui-même, n'a pas souhaité donner davantage de détails sur l'incident qui a touché l'un de ses établissements du bout du lac.

La cybercriminalité est en hausse

Les attaques informatiques ont pris l'ascenseur en un an, alarme l'Office fédéral pour la cybersécurité (OFCS). Il a recensé près de 50'000 cas, soit une hausse de 30% par rapport à l'exercice précédent. «Cela s’explique principalement par l’accroissement de certains phénomènes tels que les offres d’emploi frauduleuses ou les appels frauduleux passés au nom de la police.» Du début d'année jusqu'à ce mercredi 14 février, 5006 cas ont déjà été enregistrés. Tous ces chiffres ne constituent que la pointe de l'iceberg, souligne le service spécialisé: «Il ne s'agit que de signalements volontaires; il n'existe pas encore d'obligation générale de déclaration en Suisse.» L'an passé, le nombre d'attaques par rançongiciels contre des entreprises est resté stable, «voire en baisse». Les hackers «ne visent pas un groupe cible particulier», note l'OFSC. Leur but est d'abord d'obtenir «le plus grand profit possible, à moindres frais».

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