Genève: Voyageur CFF laissé inconscient sur le quai

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GenèveVoyageur CFF laissé inconscient sur le quai

Des contrôleurs ont évacué un homme mal en point d’un train et sont repartis. Ce n’est pas ce que prévoit la procédure, admet la régie.

Pour les CFF, un membre du personnel aurait dû rester auprès du passager (image d’illustration).

Pour les CFF, un membre du personnel aurait dû rester auprès du passager (image d’illustration).

20min/Sébastien Anex

Deux contrôleurs qui sortent un homme inconscient d’un train, puis le déposent sur un banc, avant de repartir dans le convoi, apparemment sans plus se préoccuper de son sort. Le tout sous les yeux de voyageurs choqués, qui auraient alerté les secours. L’individu a ensuite été pris en charge rapidement par des agents de sécurité puis par le 144, qui l’a emmené en ambulance. C’est la scène surréaliste survenue dimanche dernier, peu avant 11 h, à la gare Cornavin, telle que décrite par une personne présente sur le quai.

Cette dernière n’en revient toujours pas: «Je ne comprends pas comment ces contrôleurs ont pu agir ainsi, devant tout le monde, sans porter secours au passager. C’est condamnable! Ça me semble être de la non-assistance à personne en danger.»

Excuses des CFF

Les CFF reconnaissent qu’il y a peut-être eu un manquement. «Les contrôleurs ont trouvé un client qui semblait fortement alcoolisé dans le train, déroule Frédéric Revaz, porte-parole. Ils l’ont accompagné sur le quai et déposé sur un banc. Notre personnel est formé à prendre en charge les clients lors d’urgences médicales, en attendant les secours.»

Il y a des procédures précises dans ce cas, explique le communicant: les employés appellent la centrale, qui contacte ensuite les secours. Une personne dans cette situation n’est pas laissée seule, en général. «Ça n’a pas été fait dans ce cas, admettent les CFF. Le client serait resté sans surveillance sur le banc. Nous sommes en train d’en clarifier les raisons et devons entendre les collaborateurs concernés, actuellement absents. Les CFF adressent leurs excuses aux personnes concernées.»

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