DeepSeek inquiète quant au traitement des données personnelles

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IADeepSeek inquiète quant au traitement des données personnelles

Après l'Italie, c'est au tour de la Corée du Sud de demander des explications à la start-up chinoise à l'origine du puissant nouveau chatbot.

DeepSeek est basé dans la ville de Hangzhou, dans l’est de la Chine, parfois appelée la «Silicon Valley chinoise».

DeepSeek est basé dans la ville de Hangzhou, dans l’est de la Chine, parfois appelée la «Silicon Valley chinoise».

Patrick Pleul/dpa

Le régulateur sud-coréen chargé de la protection des données personnelles a indiqué vendredi vouloir demander des explications à la start-up chinoise spécialisée dans l’intelligence artificielle DeepSeek quant à son traitement des informations fournies par les utilisateurs. «Nous comptons soumettre par écrit dès vendredi une demande pour obtenir des informations concernant la manière dont DeepSeek traite les données personnelles», a indiqué à l’AFP un responsable de la Commission sud-coréenne de protection des informations personnelles, sans plus de détail.

L’arrivée il y a quelques jours du modèle R1 de DeepSeek a stupéfié le secteur et déclenché la panique à Wall Street par sa capacité à égaler ses concurrents américains à un coût, selon l’entreprise, très inférieur. Elle commence également à susciter des inquiétudes.

Enquête en Italie

Le régulateur italien a lancé jeudi une enquête sur le robot conversationnel de DeepSeek à qui il a interdit de traiter les données des utilisateurs italiens. Cette autorité a déclaré avoir décidé d’agir après avoir reçu des réponses «totalement insuffisantes» à ses questions sur l’utilisation des données personnelles par l’entreprise d’intelligence artificielle, qui a par ailleurs lancé un outil de génération d'images par IA. «Contrairement à ce qui a été observé par l’autorité, les entreprises ont déclaré qu’elles n’avaient pas d’activité en Italie et que la législation européenne ne s’appliquait pas à elles», indique le communiqué de jeudi.

L’autorité italienne avait aussi demandé quel type d’informations étaient utilisées pour entraîner le système d’IA de DeepSeek et, si les données étaient extraites d’internet, de clarifier la façon dont les utilisateurs du service sont informés du traitement de leurs données.

Les géants technologiques sud-coréens comme Samsung Electronics ou son rival SK hynix sont des fournisseurs majeurs des microprocesseurs avancés utilisés pour les serveurs d’IA.

Amendé, ChatGPT fait appel

En décembre, l’organisme de surveillance italien avait infligé une amende de 15 millions d’euros (environ 14,2 millions de francs) à OpenAI pour l’utilisation de données personnelles par son populaire chatbot ChatGPT, mais l’entreprise technologique américaine a annoncé qu’elle ferait appel.

L’enquête a commencé en mars 2023 lorsque le GPDP a temporairement bloqué ChatGPT en Italie pour des raisons de confidentialité, devenant ainsi le premier pays occidental à prendre une telle mesure.

(afp)

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