Émilie Zoé aime fabriquer de la musique

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Émilie Zoé«Je trouve beau d’arriver à fabriquer de la musique»

La Lausannoise vient de publier son troisième album «Hello Future Me», un disque plein de contrastes. Elle le défendra aux Docks à Lausanne le 17 février 2022. 

Émilie Zoé est devenue un visage incontournable de la musique. Et pas qu’en Suisse romande. À 30 ans, la Lausannoise, lauréate d’un Swiss Music Awards (2019) et d’un Prix Suisse de musique (2020), se produit des deux côtés de la Sarine avec un même succès. Il faut dire que ses compos tantôt douces, tantôt rageuses, sont toujours empreintes d’une sensibilité à fleur de peau jamais feinte. Preuve en est, s’il en fallait encore une de plus, avec ce troisième album sorti le 11 février 2022. 

Avec ce nom, «Hello Future Me», vous vous adressez à votre future vous?

Oui, mais pas seulement. C’est davantage un futur général. C’est comme une lettre qu’on envoie dans le futur. On sait qu’elle sera reçue à un moment donné, mais on ignore ce qu’il va se passer entre les deux. Ce genre de réflexions, c’est ce qui m’a nourri ces dernières années. Une chose est sûr: on créé maintenant notre futur. 

Facile de se projeter dans le temps comme vous l’avez fait? 

Oui. Je crois que ça s’est fait automatiquement. Depuis toujours, le fait de penser à quoi ressemblera le futur et de me regarder avec un certain recul me fait du bien. C’est une position assez inspirante.  

Dans votre biographie, on apprend que ce disque a presque été bricolé avec «une guitare qui a 60 ans, un ampli fait main, un orgue trouvé en brocante ou encore un piano inaccordable». Qu’est-ce qui vous plait tant dans cette espèce d’artisanat?

J’ai toujours bossé comme ça. J’apporte d’abord des idées plus ou moins construites et je les partage avec des gens dont j’aime la vision et la personnalité. Ensemble, on concrétise ces morceaux, on les fabrique. J’ai toujours fait ça avec peu de gens autour de moi, presque en famille. Cette manière de faire crée des disques très personnels. Je trouve beau d’arriver à fabriquer des objets, de la musique.  

Il y a un côté plus intimiste et plus folk qui se dégage de cet album. Vous êtes d’accord? 

Par rapport aux concerts que je fais, oui. Par rapport à mes précédents disques, non. J’ai toujours fait des enregistrements assez calmes. En revanche, je trouve qu’il y a davantage de contrastes sur ce disque et qu’ils sont plus forts. Il y a des ballades guitare-voix épurées ou du piano-voix léger. Il y a aussi des moments avec de la guitare électrique très forte, comme les riffs du titre «Volcano». C’est comme si chaque élément permet aux autres de résonner plus fort. On passe par plein d’états différents. L’ordre des morceaux a d’ailleurs été pensé pour que ce soit un petit voyage. 

Vous défendrez ce disque le 17 février 2022 au Docks à Lausanne, dans votre ville.

Je me réjouis beaucoup. Ma famille, mes amis et mes proches vont venir. J’ai fait une résidence de trois jours dans la salle, je la connais donc bien. Un pote, qui imprime sur textile des dessins que j’ai faits, sera là aussi. Le spectateur pourra donc se faire imprimer un de mes dessins sur son pull. Je vais aussi installer une vieille boîte aux lettres, que j’ai achetée, dans la salle. J’ai fabriqué des cartes postales pour envoyer un message, une idée ou une envie pour le futur. Les gens les postent dans cette boîte et je lirai certains textes lors de prochains live. D’autres seront publiés sur mon site et d’autres encore ne sortiront jamais. Ça me tient à cœur qu’il y ait un truc en plus lors de mes concerts. 

 

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