Jonathan Cohen«J'ai pleuré en lisant le scénario de ce film»
À l'affiche de la comédie dramatique «Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan», tirée d'une histoire vraie, Jonathan Cohen joue un rôle émouvant qui l'a particulièrement touché.

Le comédien français Jonathan Cohen, 44 ans, a commencé sa carrière en 2006.
IMAGO/ABACAPRESSDrôlissime dans le rôle de Serge le Mytho dans la série «Bloqués» qui l'a révélé, sur Canal +, ou dans «Family Business», sur Netflix, Jonathan Cohen fait partie des comédiens français les plus talentueux de sa génération. S'il a surtout fait rire jusqu'à présent, le Français de 44 ans prouve qu'il sait aussi nous émouvoir dans «Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan», actuellement au cinéma.
Tirée d'une histoire vraie, cette comédie dramatique raconte l'histoire de Roland, né avec un pied bot dans les années 70. Sa mère, très protectrice, va tout faire pour le soutenir, afin qu'il puisse marcher. Et Sylvie Vartan, dont il devient fan dès son enfance, lui sera d'une grande aide...
Si l'acteur a accepté de jouer ce rôle, c'est parce que le scénario l'a touché en plein cœur. «J'ai pleuré en le lisant. En plus, ma maman ressemble beaucoup à celle dans le film, jouée par Leïla Bekhti», nous dit-il. L'émancipation de son personnage qui s'affranchit d'une mère qui a donné sa vie pour qu'il s'en sorte l'a aussi beaucoup interpellé. Quant à sa rencontre avec Sylvie Vartan, qui joue son propre rôle dans le long métrage, elle a été magique. «Quand on est face à une telle icône, c'est toujours très impressionnant. Mais elle met tellement à l'aise que tout s'est bien passé. Elle avait une simplicité et une drôlerie. Tout a été très fluide, beaucoup grâce à elle», se souvient-il.
Passionné par son métier
Jonathan se sent aussi très proche de son personnage: «Comme lui, je suis quelqu'un de très timide. On a les deux des mamans très présentes. La mienne l'est toujours dans ma vie. Je le comprenais donc dans son évolution et son parcours, même si je n'ai pas eu les mêmes épreuves que lui.» Après le tournage, le comédien n'a eu qu'une envie: appeler ses parents pour leur exprimer sa gratitude. «C'est l'émotion que ce film m'a donnée. Leur dire que je les aime», dit-il.
Jouer devant les caméras est une passion que l'artiste a depuis toujours. «J'avais juste une envie très forte de faire ce métier. Je n'avais pas de plan B. Je voulais prendre des cours de théâtre d'une manière viscérale», explique-t-il. Même si ses géniteurs ont eu peur pour l'avenir professionnel de leur fils, ils l'ont toujours encouragé à suivre son chemin. «Il y a quelque chose de très profond chez moi, de sacerdotal, dans le fait de jouer, de réaliser, d'écrire ou de monter des projets. J'y mets une partie de ma vie, mais avec une grande joie, car c'est une véritable passion qui m'habite à 360 degrés. Cela fait partie de mon équilibre.»