Lutry (VD)La bourgade n’est pas près de détrôner Saint-Tropez
Des habitants et des commerçants se sont plaints de la musique de la terrasse flottante aménagée cet été.

Le bar flottant estival de Lutry n’a pas fait l’unanimité parmi la population.
smeÀ Lutry, la terrasse Isle Of Paradise s’est transformée en enfer pour certains habitants. Construit sur le lac Léman, le long de la digue du port du Vieux-Stand, le bar avec sa zone plage est devenu, quelques jours seulement après son ouverture début juillet, l’endroit à la mode des environs de Lausanne. Des DJ l’ont animée tous les jours de 16 h jusqu’à 22h en semaine, et 23h le week-end. La musique a cependant dérangé non seulement des riverains, mais aussi des commerçants.
«Nous avons reçu de nombreuses plaintes, essentiellement dues au bruit qui, compte tenu de la configuration des lieux, s’entend loin à la ronde», confirme le syndic de Lutry Charles Monod. Des règles n’ont-elles pas été respectées? «Une procédure étant en cours, je ne vous donnerai pas d’information à ce sujet», précise Charles Monod.
«Des Lutryens ne souhaitent pas que leur commune devienne Saint-Tropez ou Ibiza»
Lutry a pu se targuer cet été d’abriter la plus grande terrasse flottante du monde, de 1’200 m². L’installation créée et exploitée par la société Paradise Event Sàrl a mis en lumière et dynamisé à la fois la bourgade et ses commerçants. Aussi, elle est une carte de visite touristique à faire valoir pour la Commune. Pourtant, selon Charles Monod, «bon nombre des habitants ne souhaitent pas que Lutry devienne Saint-Tropez ou Ibiza».
Rien de sûr pour l’été prochain
Le bar et sa plage vont tirer la prise et plier les transats ce dimanche afin que la structure puisse être démontée d’ici le 15 septembre. La plateforme reviendra-t-elle en 2022? Selon la Direction générale vaudoise de l’environnement, aucune demande officielle pour 2022 ne lui est parvenue à ce jour ni par l’exploitant, ni par la commune. «Si la mise en place de cette plateforme devait se répéter, il est probable qu’une mesure de planification doive être entreprise par la commune», précise Denis Rychner, son responsable communication.
Sollicité, un des patrons de la société exploitante explique qu’ils attendent de tirer un bilan de cet été et en discuter avec la Municipalité courant septembre.