VaudLa scolarité des auteurs de fausses alertes va en pâtir
L’exclusion scolaire des cinq jeunes fauteurs de troubles risque d’avoir des conséquences pour leurs apprentissages.
Le Gymnase de Morges ou encore l’EPCL ont été évacués à plusieurs reprises à cause de signalements erronés d’un danger imminent.
Lecteur reporterUne sanction exceptionnelle, voire exemplaire: c’est ce qu’ont reçu les cinq jeunes démasqués dans le cadre de la série de 19 fausses alertes à la bombe qui a touché des établissements scolaires depuis le début de l’année. Les deux filles et trois garçons identifiés ont été incarcérés pendant presque un mois, et deux d’entre eux le sont encore, ainsi qu’un sixième qui conteste les faits.
Sur le plan scolaire, tous ont été exclus par les directions de leur école. «Ce sont des sanctions très rares», indique Sacha Horovitz, porte-parole du Département vaudois de la formation (DFJC). Ces dernières années, cette mesure a été prononcée dans les gymnases et écoles professionnelles pour des cas de violence physique, d’absentéisme à répétition ou encore de falsification de certificats médicaux.
La décision ne sera probablement pas sans conséquences sur la vie de ces jeunes. «Plusieurs risquent de perdre leur place d’apprentissage, prévient Sacha Horovitz. Théoriquement, comme la décision d’exclusion ne concerne que l’établissement qui l’a prononcée, l’élève pourra se réinscrire dans une autre école professionnelle. Mais il leur faudra d’abord retrouver un employeur ou réorienter leur parcours. Pas sûr qu’il ou elle puisse le faire dans le délai. Ces jeunes ont donc probablement perdu un ou deux ans.»