LausanneLe Tribunal fédéral rejette l’appel d’un militant du climat
Les juges de Mon-Repos estiment que le réchauffement climatique ne justifie pas le sit-in organisé en mars 2019 dans une succursale des Retraites Populaires.

Environ 50 personnes avaient pénétré dans la succursale, en marge d’une manifestation pour le climat.
DRLa jurisprudence se confirme. Selon un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral a rejeté le recours d’un militant du climat. Le jeune homme, mineur au moment des faits, avait été condamné pour avoir refusé de quitter une agence des Retraites Populaires à Lausanne, le 15 mars 2019.
En marge d’une manifestation pour le climat, environ cinquante personnes avaient pénétré dans les locaux pour dénoncer la politique de financement de cet établissement qu’elles considéraient comme non éthique, et se sont mises en sit-in. Dès lors que les manifestants bloquaient l’accès à la réception, le directeur des Retraites Populaires a sollicité la police pour faire évacuer ces personnes qui refusaient de quitter les lieux.
La négociation n’ayant pas abouti, les manifestants se sont vu impartir par la police un ultime délai de 15 minutes pour quitter librement les lieux, à défaut de quoi ils seraient sortis de l’établissement, et s’exposeraient à des mesures administratives et pénales. Pendant le délai imparti, la plus grande majorité des manifestants a quitté les lieux. Sont restées quinze personnes, dont ce mineur.
La police a fait usage de contrainte pour séparer ces manifestants qui se sont laissé traîner au sol avant d’être portés à l’extérieur de l’établissement. Cités par la RTS, les juges de Mon-Repos estiment que «les phénomènes naturels susceptibles de se produire à cause du réchauffement climatique ne peuvent pas être assimilés à un danger durable et imminent, ce qui permettrait d’évoquer l’état de nécessité».