GenèveLes TPG confondent art et déprédation
Une oeuvre installée sur un abribus de Bel-Air et ressemblant à s’y méprendre à une plaque de verre cassé a été «signalée» par un employé du transporteur genevois consciencieux , qui voulait protéger la zone.

A Bel-Air, deux oeuvres d’art s’affichent tout en hauteur depuis jeudi dernier. Mais le travail de l’artiste suisse Simon Berger, réalisé sur des plaques de verres brisées à coups de marteau et apposées sur un abribus, ressemble à s’y méprendre à une déprédation. Tellement qu’un employé des TPG a entouré la zone de rubalise estampillée du logo orange, pour sécuriser la zone, rapporte la «Tribune de Genève».
La procédure veut qu’un agent en service doit intervenir s’il remarque un dommage sur un abribus. «Il doit sécuriser le lieu en posant un ruban de protection et en informer la centrale de régulation des tpg. Cette dernière est appelée ensuite à transmettre l’information à la commune concernée», explique François Mutter, porte-parole de la régie publique. Lequel rappelle que les abribus sont à la charge des communes. «Dans ce cas précis, l’un de nos collaborateurs a agi en pensant bien faire - soit garantir la sécurité du réseau. Réalisant qu’il s’agissait d’une intervention malencontreuse, nous sommes intervenus mardi vers 10h00 pour retirer la rubalise posée et nettoyer l’œuvre d’art. Tout est donc rentré rapidement dans l’ordre. Et nous avons présenté par la même occasion toutes nos excuses à l’artiste pour cette méprise.» Ce dernier a trouvé l’histoire très amusante, écrit la «Tribune».