CoronavirusLire le journal au bistrot sera à nouveau permis
Bonne nouvelle pour ceux qui aiment lire un quotidien en buvant un petit noir. Dès vendredi, les établissements publics pourront reproposer les journaux à leurs clients.

La décision d’interdire avait été prise en mai, avant la réouverture des restaurants et des cafés. Elle visait à prévenir la transmission du Covid-19 (archives).
KEYSTONE/JUSTIN HESSIONIl sera à nouveau possible de lire un journal dans un établissement public dès vendredi. Le nouveau plan de protection pour l’hôtellerie et la restauration édicté par GastroSuisse vendredi dernier met fin à cette restriction.
Sept.ch SA, la société éditrice de Sept mook, a relayé cette information mardi dans un communiqué. Elle considère la levée de l’interdiction comme réjouissante et espère que la prise de position «raisonnable» de GastroSuisse inspirera les associations de médecins, dentistes ou encore de coiffeurs à aller dans la même direction, ajoute-t-elle. L’interdiction des journaux et magazines dans leurs salles d’attente a des «conséquences graves» pour les médias helvétiques.
Médias Suisses se réjouit dans un communiqué de cette évolution qui permettra à nouveau à la clientèle de lire ses journaux et magazines préférés dans les établissements publics. L'association des médias privés romands encourage les autres branches économiques à procéder à une adaptation similaire de leur propre plan de protection.
Prévenir la transmission
La décision d’interdire de lire les journaux dans les établissements publics avait été prise en mai, avant la réouverture des restaurants et des cafés. Elle visait à prévenir la transmission du Covid-19. De rares établissements avaient trouvé le moyen de permettre la lecture du journal, notamment en l’équipant à chaque page d’une pincette, lavée entre chaque client.
En raison d’un effondrement des recettes publicitaires, la presse écrite souffre depuis le début de la crise due au coronavirus. Le journal vaudois «Le Régional» et l’hebdomadaire «Micro» ont jeté l’éponge. La rédaction du magazine «L’Illustré» a coupé près d’un quart de ses effectifs.
Face à cette situation, le Conseil fédéral a accepté fin mai de fournir une aide immédiate de près de 60 millions de francs aux radios, télévisions et à la presse écrite.