Suisse romande et Tessin  – Malgré les incertitudes, les entreprises sont optimistes

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Suisse romande et TessinMalgré les incertitudes, les entreprises sont optimistes

Les affaires se sont «nettement améliorées» pour les sociétés romandes et tessinoises et la tendance devrait se poursuivre, malgré certaines difficultés, selon une enquête.

Les affaires sont «bonnes à excellentes» pour 43% des entreprises sondées en Suisse romande et au Tessin (photo d’illustration).

Les affaires sont «bonnes à excellentes» pour 43% des entreprises sondées en Suisse romande et au Tessin (photo d’illustration).

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Après une année 2020 extrêmement compliquée, la reprise économique se confirme, a indiqué mardi une enquête des Chambres de commerce et d'industrie des cantons de Genève, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Valais, Jura et du Tessin. Elle a été réalisée auprès de 1990 entreprises totalisant 135'000 emplois. «La marche des affaires s’est nettement améliorée au cours des derniers mois», relève le rapport. Les sociétés tablent sur une activité économique soutenue au cours des prochains mois malgré une hausse des incertitudes et des difficultés d’approvisionnement ou de recrutement de main-d’œuvre.

Les affaires sont «bonnes à excellentes» pour 43% des entreprises sondées, contre «mauvaises à médiocres» pour 18% d'entre elles, les 39% restants se déclarant «satisfaites». Les entreprises ont finalement été plus nombreuses (37%) à investir cette année que ce qui était prévu (32%). Cette tendance devrait se confirmer puisque le taux s’élève à 38% pour les projets planifiés en 2022.

Reprise de l'emploi

Sur le front de l'emploi, 24% des sociétés ont augmenté leurs effectifs cette année, alors que 15% ont dû les réduire. Les sociétés de plus de 100 collaborateurs ont été particulièrement dynamiques, 40% d’entre elles ayant procédé à des embauches en 2021. L'an prochain, 22% des sociétés prévoient d’augmenter leurs effectifs alors que seules 5% s’attendent à devoir supprimer des postes de travail. En termes de salaires, plus de la moitié des firmes interrogées prévoient une hausse de 1% en moyenne en 2022.

Difficultés à embaucher

Toutefois, plus d’un quart des sociétés du secteur tertiaire rencontrent des difficultés de recrutement, un problème qui touche près d’une entreprise industrielle sur deux. La main-d’œuvre qualifiée est le type de profil le plus cité par les firmes ayant des difficultés de recrutement (80%), devant les cadres intermédiaires (36%). A l'opposé, elles ne sont que 8% à avoir de la peine à recruter des apprentis. Pour y faire face, l'étude préconise une amélioration de l’orientation professionnelle, la revalorisation de certaines filières de formation et un accent à mettre sur la formation continue.

Pénuries

De nombreux acteurs sont également confrontés à des pénuries de matériel. Deux tiers des entreprises industrielles et un quart des sociétés de services indiquent avoir des difficultés d’approvisionnement, impliquant des retards de livraison et des prix d’achat en hausse, ce qui a un impact négatif sur les marges de la moitié des sondés. Parmi les solutions, l'utilisation de matériaux de substitution est citée par un quart des entreprises. D'autres essayent de renégocier certains contrats ou diversifient leurs fournisseurs. Un tiers des sondés ne s'attendent pas à un retour à la normale avant le 2ème trimestre 2022, alors que près de 40% n’arrivent pas à anticiper une telle date.

(comm/reg)

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