Un triangle amoureux crée une bisbille pas possible à l'école à Morges

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Morges (VD)Un triangle amoureux crée le Bronx à l'école

Mardi, des rumeurs couraient sur des individus armés à l'école de la transition à Morges. Il s'agissait en réalité d'une dispute entre deux garçons, qui se battaient pour une fille.

C'est dans ces locaux que les jeunes ont débarqué, mardi.

C'est dans ces locaux que les jeunes ont débarqué, mardi.

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Un père de famille, inquiet, a contacté «20 minutes» mardi soir concernant des «individus armés d'un couteau» qui avaient débarqué à l'école de la transition à Morges. En réalité, il s'agissait d'un individu armé d'un «objet en plastique dur», selon la police morgienne. Le garçon aurait fait irruption dans l'établissement, accompagné de sa bande, à la recherche d'un autre. Il semblerait que tous les deux se disputent les faveurs d'une fille. Sauf que le deuxième se trouvait déjà chez lui, selon les autorités locales. Il n'y a donc pas eu de bagarre. Mais les rumeurs autour de cette histoire ont enflé et la présence de la police sur le site a pu inquiéter certains élèves.

Contacté, le directeur de l'école, Sandro Trivilino, confirme l'incident: «Des personnes extérieures sont effectivement venues sur le site.» Il précise que le garçon a demandé à deux étudiantes où se trouvait celui qu'il cherchait. «Lui et ses amis sont ensuite montés à l'étage, mais ils ont croisé la doyenne, ce qui les a poussés à s'enfuir en courant et en criant.» Le directeur a informé les collaborateurs le soir même, puis les parents le lendemain. Il a également annoncé son intention de porter plainte: «La sécurité des élèves est notre priorité, tout comme la préservation d'un espace d'études serein.»

Vandalisme scolaire

L'école de la transition a déjà été confrontée à des épisodes de vandalisme par le passé. Depuis le premier semestre scolaire en 2023, elle a subi une vague de déprédations, avec des dégâts estimés à plus de 20'000 francs en avril. Les toilettes sont particulièrement visées: inondations, objets brûlés et murs abîmés. Ces actes ont contraint la direction à limiter l'accès aux WC, une décision impopulaire, mais indispensable selon son directeur, Sandro Trivilino: «Nous devons protéger les infrastructures financées par les contribuables et garantir la sécurité des usagers.» Des plaintes ont été déposées, et la police est intervenue pour sensibiliser les élèves.

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