Pas d’abattage de cerfs pour l’instant

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GenèvePas d’abattage de cerfs pour l’instant

Le Département genevois du territoire a décidé de reporter les tirs de régulation des cervidés dans les bois de Versoix. Cette mesure doit être envisagée «en ultime recours».

Les cerfs se nourrissent notamment de jeunes pousses de chêne. (image d’illustration)

Les cerfs se nourrissent notamment de jeunes pousses de chêne. (image d’illustration)

REUTERS

Le tir pour réguler la population de cerfs à Genève n’est pas encore d’actualité. Le conseiller d’Etat Antonio Hodgers, en charge du Département du territoire (DT), a décidé de surseoir à la procédure permettant de procéder à ce type d’abattage, a annoncé mardi un communiqué. Comme l’avait révélé la «Tribune de Genève» la semaine passée, la Commission consultative de la diversité biologique (CCDB) avait rendu un préavis positif pour autoriser des tirs de régulation. L’élu Vert considère que «ce type d’opération ne doit être envisagé qu’en ultime recours.»

Corridors biologiques

Une marge de manoeuvre, certes limitée, est encore praticable, indique le DT. La poursuite du travail sur des corridors biologiques ou le maintien en nombre suffisants de sanctuaires forestiers répartis sur les bois de Versoix-Collex font partie des solutions. «Ces aspects ont d’ailleurs été relevés par la CCDB comme des mesures d’accompagnement à son préavis d’autorisation de tirs», soulignent les autorités. Le DT dit suivre la situation depuis une quinzaine d’années: «Il apparaît ainsi que l’augmentation de la population de cerfs a conduit à un accroissement des dégâts sur les cultures et la forêt ces dernières années. Néanmoins, grâce aux diverses et nombreuses mesures de protection active, comme les clôtures, il est considéré qu’il est encore possible de repousser momentanément la régulation par les tirs.»

Suivi très régulier

Le DT indique être conscient, comme la commission, qu’un nombre trop important de cerfs est dommageable à long terme pour la biodiversité forestière, et augmentera la pression sur les exploitations agricoles et sur la sécurité routière. «Le département maintiendra ainsi un suivi très régulier de l'évolution de la situation et proposera toutes mesures utiles pour préserver l'équilibre entre toutes les espèces naturelles et animales présentes dans cette région. Son action visera à éviter une situation de crise impliquant des mesures urgentes et des tirs massifs, qui seraient dommageables à plusieurs égards.»

(leo)

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