Le «C» qui change toutPfister dit que 80% des Suisses sont des PDC refoulés
Le président du parti revient à la charge dans la presse dominicale. Il veut absolument faire disparaître la connotation religieuse du nom de sa formation.

Gerhard Pfister milite pour un changement de nom du parti.
KeystoneIl faut réformer le Parti démocrate chrétien (PDC) avant qu'il ne soit trop tard et cela passe par la disparition du «C», réaffirme le président du parti Gerhard Pfister dans des interviews avec le «Matin Dimanche» et la «SonntagsZeitung».
Pour étayer son propos dans ce débat qui cristallise, il mentionne le résultat d'un sondage mené par le parti: «80% des répondants au sein de la population estiment que notre parti n'est pas éligible en raison de sa connotation religieuse, même s'ils partagent nos positions politiques».
Le PDC a également sondé ses membres et 53% d'entre eux estiment que la référence chrétienne est un obstacle pour attirer des électeurs. Cet avis est partagé par 52% des Jurassiens, 57% des Vaudois, 58% des Genevois et même 59% des Fribourgeois, précise le Matin Dimanche. Même en Valais, où les ténors du parti tiennent absolument au «C», près de la moitié des membres du parti (48%) pense au contraire que sa disparition serait la meilleure option. M. Pfister prévoit de présenter une stratégie avec un changement de nom, probablement en novembre.