Piqûre de tique: 5 maladies à surveiller en Suisse et ailleurs

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SANTÉLa tique, cette petite bête qui nous veut grand mal

Les cas d’infections aux maladies transmises par les tiques ont doublé en vingt ans en Suisse. Présentation de cinq pathologies véhiculées par cet acarien.

En Suisse, la tique peut transmettre plusieurs maladies, dont la borréliose, l'encéphalite à tiques et la tularémie.

En Suisse, la tique peut transmettre plusieurs maladies, dont la borréliose, l'encéphalite à tiques et la tularémie.

Pixabay/Erik Karits

La borréliose (maladie de Lyme)

Ça s’attrape en Suisse? Oui.
C’est grave? Rarement.
Chaque année, 10’000 personnes sont touchées par la maladie de Lyme – ou borréliose – en Suisse, où entre 5 et 30% des tiques sont porteuses de la bactérie «Borrelia burgdorferi». Les symptômes d’une infection sont un érythème sous forme de cercle rouge, un état grippal, mais des atteintes du système nerveux, voire du cœur, peuvent se manifester des mois ou des années plus tard. La borréliose se soigne avec des antibiotiques. Il n’existe pas de vaccin en Suisse.

L’encéphalite à tiques

Ça s’attrape en Suisse? Oui.
C’est grave? Rarement.
La méningo-encéphalite à tiques est due à un virus de la même famille que la dengue et la fièvre jaune. En Suisse, quelque 0,5% des tiques en sont porteuses. Dans 70 à 90% des cas, il n’y a aucun symptôme. Mais la maladie peut attaquer le cerveau, entraînant des atteintes neurologiques voire la mort. Il n’existe aucun traitement spécifique. L’OFSP recommande donc de se faire vacciner dès 3 ans.

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Ça s’attrape en Suisse? Non.
C’est grave? Oui.
Cette maladie proche de la fièvre d’Ebola, avec laquelle elle partage certains symptômes comme les yeux injectés de sang, est considérée par l’OMS comme l’un des 9 pathogènes les plus susceptibles de déclencher une pandémie. Il n’existe aucun vaccin et son taux de mortalité est de 10% à 40%. Un Espagnol de 74 ans en est mort le 27 juillet à Madrid.

La tularémie

Ça s’attrape en Suisse? Oui.
C’est grave? Rarement.
La tularémie, ou «fièvre du lapin», est soumise à déclaration obligatoire en Suisse depuis 2004. Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la maladie se manifeste par de la fièvre, une inflammation progressive au point d'infection et un gonflement des ganglions lymphatiques. Non traitée, la tularémie peut être fatale. Elle se soigne par des antibiotiques, mais il n’y a pas de vaccin en Suisse.

Le virus Powassan

Ça s’attrape en Suisse? Non.
C’est grave? Oui.
Début juillet, un enfant de 9 ans a été hospitalisé au Canada après avoir attrapé le virus Powassan en faisant du camping. Jusqu’ici, ce virus méconnu n’a été repéré qu’en Amérique du Nord et en Russie. Ses symptômes sont: fièvre, nuque raide, maux de tête, confusion mentale, épilepsie et encéphalite (inflammation du cerveau). Dans les formes les plus graves de la maladie, le taux de mortalité est de 10 à 15%. Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin.

On a été mordu: comment bien réagir?

Si la tique est encore accrochée, on doit la retirer au plus vite. L’idéal est d’utiliser un tire-tique, de le glisser au plus près de la peau, là où se trouve la tête, et de tirer doucement. Ne pas appuyer sur le ventre de la tique, c’est là que se loge la bactérie de la borréliose. Ensuite, on désinfecte la plaie et ses mains. Et on écrase la bête. On ne la jette pas vivante dans les toilettes car elle peut survivre dans l’eau! En cas d’érythème, de confusion, de faiblesse musculaire ou de fièvre, il faut vite consulter un médecin.

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